L'image de l'état hébreu torpillée par l'offensive

Armelle Le Goff

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Même en contrôlant étroitement l'information sur son offensive sur la bande de Gaza, Israël semble se faire distancer dans la guerre de propagande. L'attaque contre l'école de l'ONU, qui aurait fait quarante-trois morts mardi, a provoqué un tollé dans le monde entier et de vives protestations du secrétaire général des Nation unies. Depuis le 27 décembre et le début de l'opération Plomb durci, les manifestations contre la violence des attaques se sont multipliées. En début de semaine, lors de la tournée de la délégation européenne destinée à obtenir une trêve, la commissaire Benita Ferrero-Waldner aurait affirmé à Shimon Peres que l'image de l'Etat hébreu était « détruite » par son refus de faire taire les armes. « Nous ne faisons pas dans les relations publiques. Nous combattons le terrorisme », lui aurait répondu le président israélien. Pourtant, Israël, qui a embauché une société de relations publiques, n'est pas indifférent à l'opinion. Sinon, pourquoi interdire l'accès de la bande de Gaza aux journalistes ? Cette mesure, que les autorités affirment avoir prise pour des raisons de sécurité, pourrait s'avérer contre-productive. En effet, elle a attiré les foudres des médias du monde entier qui n'ont pas hésité à s'interroger sur le caractère « démocratique » de l'Etat israélien.

Israël a beau avoir mis au point une campagne sophistiquée visant à souligner les conséquences des tirs de roquettes sur ses citoyens et désigné une porte-parole militaire, Avital Liebovich, chargée d'expliquer les actions de Tsahal à la presse internationale, l'émotion, qui reste un paramètre incontrôlable, semble avoir choisi le camp de l'adversaire.

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