Coronavirus aux Royaume-Uni : Le pays fait face à une « deuxième vague », selon Boris Johnson

EPIDEMIE Selon une étude de l'Office national des statistiques, près de 60.000 personnes (59.800) en Angleterre étaient atteintes par le virus la semaine du 4 au 10 septembre, soit un habitant sur 900

20 Minutes avec AFP

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Au Royaume-Uni, Boris Johnson n'écarte pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l'Angleterre.
Au Royaume-Uni, Boris Johnson n'écarte pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l'Angleterre. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Le Royaume-Uni fait face à une « deuxième vague » de nouveau coronavirus, a prévenu le Premier ministre Boris Johnson, alors que le taux de transmission est désormais situé entre 1,1 et 1,4, impliquant une accélération des contaminations. « Il ne fait aucun doute, comme je le dis maintenant depuis plusieurs semaines, que nous pouvions nous attendre à une deuxième vague et que nous en voyons maintenant une arriver », a lâché, ce vendredi, le dirigeant conservateur.

Le pays, le plus durement touché en Europe avec près de 42.000 morts, fait face comme plusieurs de ses voisins à une poussée du virus. « Le nombre de patients hospitalisés infectés par le coronavirus double tous les huit jours », a déclaré récemment le ministre britannique de la Santé. Selon une étude de l’Office national des statistiques, près de 60.000 personnes (59.800) en Angleterre étaient atteintes par le virus la semaine du 4 au 10 septembre, soit un habitant sur 900.

Boris Johnson n’a pas exclu de durcir davantage des restrictions locales

« Nous voyons cette deuxième vague en France, en Espagne, à travers l’Europe. Je crains qu’il était absolument inévitable que nous la verrions dans ce pays », a ajouté Boris Johnson, alors qu’il visitait le chantier en construction d’un centre de vaccins à Didcot, près d’Oxford.

Boris Johnson n’a pas exclu de durcir davantage des restrictions locales qui se multiplient au niveau local en Angleterre, où il est interdit de se rassembler à plus de six, mais il a dit vouloir éviter un nouveau confinement national, ravageur pour l’économie.

Interrogé, ce vendredi, sur des informations de presse évoquant l’hypothèse d’un confinement pour une période de deux semaines pendant les vacances scolaires qui commencent à la mi-octobre, le ministre de la Santé Matt Hancock a expliqué sur la BBC que le gouvernement « veut éviter un confinement national mais nous sommes prêts à le faire si nécessaire pour protéger des vies ». Et de souligner que le gouvernement pourrait recourir à d’autres restrictions locales, comme il l’a encore fait jeudi dans certaines localités du Nord-Est de l’Angleterre.

Les rencontres entre personnes de différents foyers interdites

Entrées en vigueur vendredi, les mesures, qui concernent deux millions de personnes, interdisent notamment les rencontres entre personnes de différents foyers et introduisent un couvre-feu de 22 heures à 5 heures dans les lieux de divertissement. L’instauration de ces mêmes mesures à partir de mardi a été annoncée vendredi dans plusieurs localités du Nord-Ouest de l’Angleterre et notamment à Liverpool, ville qui compte à elle seule 500.000 habitants.

Au total, plus de dix millions de personnes vivent dans des zones touchées par des restrictions locales au Royaume-Uni, selon les estimations des médias britanniques. Elle souligne que les plus forts taux d’infection se trouvent dans le Nord-Ouest et à Londres.