Coronavirus aux Etats-Unis : Donald Trump promet des vaccins pour tous les Américains d'ici avril

EPIDEMIE La date de disponibilité d'un vaccin américain est un enjeu de la campagne pour l'élection présidentielle du 3 novembre

Marion Pignot

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Donald Trump a assuré, le 18 septembre 2020, que  100 millions de vaccins contre le Covid-19 seraient fabriquées avant la fin de l'année.
Donald Trump a assuré, le 18 septembre 2020, que 100 millions de vaccins contre le Covid-19 seraient fabriquées avant la fin de l'année. — Alex Brandon/AP/SIPA

« Nous aurons fabriqué au moins 100 millions de doses avant la fin de l’année, et ensuite probablement beaucoup plus, des centaines de millions de doses seront disponibles chaque mois, et nous aurons assez de vaccins pour tous les Américains d’ici avril. » C’est en ces termes que  Donald Trump a promis, ce vendredi, qu’il y aurait suffisamment de vaccins pour les 330 millions d’Américains d’ici avril 2021.

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le président américain n’a cessé de répéter son optimisme sur l’issue des essais cliniques en cours de vaccins expérimentaux. Donald Trump n’a pas précisé quels fabricants seraient en mesure de livrer ces volumes, mais deux sociétés, Moderna et Pfizer, sont en phase 3 active des essais cliniques de leurs vaccins expérimentaux. La première attendant des résultats en novembre, la seconde en octobre.

Stocker et livrer les premières doses dès octobre

Les deux sociétés ont passé des contrats avec le gouvernement américain pour livrer des centaines de millions de doses et les autorités sanitaires américaines ont lancé les préparatifs pour être en mesure de stocker et livrer les premières doses dès octobre, et dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation par l’Agence des médicaments (FDA). Chaque vaccin serait injecté en deux doses séparées de trois ou quatre semaines.

La date de disponibilité d’un vaccin américain est un enjeu de la campagne pour l’élection présidentielle du 3 novembre, le candidat démocrate Joe Biden ayant dit ne pas faire confiance à Donald Trump pour garantir l’intégrité du processus scientifique d’homologation.