Gaza: les civils palestiniens, principales victimes des combats

PROCHE-ORIENT L'hypothèse d'un accord de cessez-le-feu reste mince, tandis que les ONG attirent l'attention sur la situation humanitaire...

Julien Ménielle avec agence

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L'armée israélienne a intensifié mardi ses bombardements contre la bande de Gaza, touchant trois écoles de l'ONU où au moins 40 Palestiniens ont péri, Israël persistant dans son refus d'un arrêt de l'offensive malgré la multiplication des appels à une trêve.
L'armée israélienne a intensifié mardi ses bombardements contre la bande de Gaza, touchant trois écoles de l'ONU où au moins 40 Palestiniens ont péri, Israël persistant dans son refus d'un arrêt de l'offensive malgré la multiplication des appels à une trêve. — Yasser Saymeh AFP
Onzième jour de combats dans la bande de Gaza. Poursuivant sa progression entamée la veille, le ministre israélien de la Défense affirme que «l'armée a coupé en deux la bande de Gaza et encerclé la ville de Gaza». Une ville au cœur de laquelle les affrontements se sont prolongés, gagnant d'autres zones urbaines, au nord et au sud du territoire palestinien.

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Si 130 combattants du Hamas ont été tués depuis le début de l'offensive, ce sont les civils palestiniens qui paient le plus lourd tribut à cette guerre. Ce mardi, une quarantaine d'entre eux ont trouvés la mort dans le bombardement d'une école de l'ONU dans laquelle ils s'étaient réfugiés. Au moins douze autres, membres de la même famille sont morts dans l'explosion de leur maison. Parmi eux, sept enfants.

L'impasse

Mais le Hamas ne désarme pas, et a tiré une dizaine de roquettes sur le sud d'Israël. Selon un rapport israélien, les combattants islamistes disposent du matériel pour poursuivre leurs tirs pendant plusieurs semaine. Malgré les efforts diplomatiques de la communauté internationale, chacun des deux camps reste sur ses positions concernant un cessez-le-feu.

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Nicolas Sarkozy, en visite à Damas, a appelé la Syrie à faire pression sur son allié du Hamas. En guise de réponse, le président Bachar al-Assad s'est contenté de condamner l'offensive israélienne. Une impasse dans laquelle les Etats-Unis sont pour l'instant de peu de secours, réclamant un cessez-le-feu «durable», sans vouloir envisager une trêve humanitaire.

Urgence humanitaire

La situation des populations sur le terrain pousse pourtant les agences onusiennes et les organisations humanitaires à décrire une crise humanitaire «totale». L'opération a en effet provoqué une grave pénurie de denrées, de carburant et d'eau courante ainsi que des coupures électriques. Une ONG israélienne affirme par ailleurs que l'armée israélienne tire sur les équipes médicales qui secourent les blessés.

Depuis le lancement de l'offensive israélienne, le 27 décembre dernier, au moins 660 Palestiniens ont été tués et 2.950 autres blessés. Côté israélien, les pertes humaines s'élèvent à dix personnes, pour environ 120 blessés.

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