Gaza: Le marathon de Nicolas Sarkozy

David Hury

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Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à Beyrouth et retournera mardi en Egypte où il avait débuté lundi sa tournée qui l'a conduit aussi en Israel et Cisjordanie.
Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à Beyrouth et retournera mardi en Egypte où il avait débuté lundi sa tournée qui l'a conduit aussi en Israel et Cisjordanie. — Joseph Barrak AFP
De notre correspondant au Liban

Le détour par le Sud-Liban aura finalement été anecdotique. Dans le camp 2:45 d’At-Tiri où sont stationnés les Casques bleus français de la force onusienne au Sud-Liban, Nicolas Sarkozy a débarqué par hélicoptère, la mine fatiguée par un marathon diplomatique infructueux.

Objectif de cette courte visite: réitérer la volonté française d’être un acteur de poids dans la région, et présenter ses vœux aux armées, ce qu’il fait habituellement depuis l’Elysée. C’est donc au pas de charge que le président français a abordé cette halte parmi les soldats français: rapide démonstration des démineurs, discours sur les valeurs de l’armée, et le président s’est rapidement esquivé.


Direction Charm el-Cheikh,sur la mer Rouge, où il doit rencontrer à nouveau son homologue égyptien, Hosni Moubarak, au cours d’une dernière escale imprévue, annoncée un peu plus tôt dans la journée. Cette seconde journée justement n’aura pas porté ses fruits, au sujet d’une éventuelle sortie de crise sur Gaza. «Comme on pouvait s’y attendre, malheureusement», glisse un membre de la délégation française.

A Damas en milieu de journée, Nicolas Sarkozy a renvoyé dos à dos Israéliens et Palestiniens, les uns pour leur offensive terrestre disproportionnée, les autres pour leurs tirs de roquettes, et a réclamé la «paix, tout de suite».

Au cours d’une conférence de presse commune avec Bachar el-Assad, il a souligné sa conviction que «la Syrie peut apporter une contribution importante pour la recherche d’une solution au conflit de Gaza». Assad, tout heureux d’être revenu au centre des attentions occidentales, a lui martelé le «crime de guerre» commis par l’armée israélienne.

A Beyrouth, Sarkozy a rencontré, entre autres, Michel Sleimane, le président élu l’an dernier. Une rencontre officielle ponctuée par la conférence de presse la plus courte de l’histoire: le président français n’avait rien à dire, et a filé vers le Sud-Liban, où il n’a d’ailleurs pas fait de commentaires sur ce qu’il a pu ou non obtenir lors de ses différents entretiens de la journée. L’objectif de Sarkozy était de marquer des points sur la scène diplomatique proche-orientale. Mais rien ne dit que les acteurs régionaux aient vraiment souhaité lui donner ses étrennes…

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