Grèce : La France pourrait accueillir une centaine de réfugiés du camp incendié de Lesbos

ACCUEIL Le camp de Moria, à Lesbos, en Grèce, a été détruit par le feu cette semaine. Il accueillait 12.000 personnes.

R. G.-V.

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Clément Beaune est le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes.
Clément Beaune est le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes. — Jacques Witt/SIPA

La France annonce faire un effort. Après que le principal camp de réfugiées et réfugiées de Lesbos, en Grèce, a été entièrement détruit par un incendie, le gouvernement a réaffirmé son intention d’accueillir une centaine de personnes qui y étaient logées. Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a annoncé dans Le Parisien que les mineurs isolés seraient privilégiés. Ils étaient environ 400 dans ce camp.

« Il y a la réponse d’urgence et d’humanité », a dit le secrétaire d’Etat. Mais le camp de Moria, le plus grand de Lesbos, île grecque tout près des côtes turques, comptait plus de 12.000 migrants et migrantes. Plus du double de sa capacité de base. La Grèce a appelé d’ailleurs à la solidarité européenne pour accueillir au moins une partie de ces personnes, en parties livrées à elle-même depuis l’incendie, en milieu de semaine. Un nouveau camp doit être construit d’ici cinq jours, a promis Athènes.

Interrogé par Le Parisien pour savoir s’il s’agissait d’un changement de doctrine du gouvernement sur l’accueil des réfugiés, Clément Beaune a affirmé que la France avait jusque-là été au rendez-vous quand il y avait besoin. « Maintenant il faut trouver une solution pérenne. La Commission européenne va proposer d’ici fin septembre un cadre de règles permanent, avec un équilibre responsabilité solidarité », a ajouté Clément Beaune.