L’Algérie élit son Président, dans le calme et sans passion

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Le duel entre les frères ennemis, Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis, ne semble pas avoir passionné les Algériens. Invités à se rendre, hier, aux urnes pour désigner, parmi six candidats dont deux favoris, leur prochain Président, les 18 millions d’électeurs ne se sont pas déplacés en masse. Ainsi, à 16 h (heure locale), 46,55 % des électeurs avaient voté, soit une baisse de plus de 4 points par rapport à l’élection présidentielle d’avril 1999. Pourtant, pour la première fois depuis l’indépendance du pays en 1962, l’armée n’a officiellement soutenu aucun candidat, assurant qu’elle restait « neutre ». Nombre d’experts estiment cependant que le Président sortant avait les faveurs des généraux. Ils craignent qu’à la place du scrutin « honnête et transparent » promis par les autorités, la fraude entache l’élection. Les résultats seront donc regardés à la loupe. La tenue d’un second tour, opposant probablement le Président sortant et son ex-Premier ministre, serait déjà un pas en avant pour l’établissement d’une véritable démocratie.