Une situation humanitaire catastrophique

— 

Au dixième jour de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, des combats très violents ont éclaté pour la première fois dans la ville de Gaza entre les forces de Tsahal et celles du Hamas. Selon des témoins palestiniens joints par l'AFP, de nombreuses explosions ont été entendues dans le secteur. Le Hamas a affirmé avoir tiré des roquettes antichars sur au moins sept chars. Une source militaire israélienne a confirmé que des soldats menaient des combats acharnés dans le secteur de la ville de Gaza, quasiment encerclée par les chars.

L'armée israélienne a renforcé son contrôle aux portes de plusieurs villes du territoire, où cinquante Palestiniens, dont douze enfants, auraient été tués durant la seule journée d'hier, selon le chef des services d'urgence du territoire palestinien, Mouawiya Hassanein, cité par l'AFP. Selon lui, depuis le début du conflit, au moins 555 Palestiniens ont été tués, dont de nombreux civils, et 2 700 blessées. Côté israélien, on recense un soldat tué et 55 blessés, d'après les porte-parole de Tsahal.

La bande de Gaza se retrouve coupée en deux, alors que la situation humanitaire continue d'empirer, la plupart des habitants étant privés d'électricité et souffrant d'importantes pénuries d'eau courante et de manque de nourriture. Le Haut Commissaire de l'ONU pour les Réfugiés, Antonio Guterres, a demandé l'ouverture des frontières pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de quitter le territoire. Le Comité international de la Croix-Rouge s'est quant à lui déclaré « inquiet » de la hausse du nombre de victimes civiles et des dégâts infligés aux hôpitaux. La directrice régionale de l'Unicef pour la région, Sigrid Kaag, a souligné que la crise touchait « en premier » femmes et enfants. Un convoi d'aide humanitaire a cependant commencé à circuler hier matin entre Israël et la bande de Gaza. Composé de 80 camions, il devrait permettre l'acheminement de médicaments et de produits de base.

>>> En raison des débordements racistes systématiques, nous nous voyons contraints de fermer les articles traitant des événements de Gaza aux commentaires. Merci de votre compréhension. Si vous avez des infos ou des témoignages intéressants, n'hésitez pas à les envoyer au 33320@  20minutes.fr