Les efforts diplomatiques ne freinent pas la violence des combats à Gaza

PROCHE ORIENT En coulisse, les entrevues se multiplient, mais sur le terrain, les affrontements font rage à Gaza-ville...

J.M. avec agence

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La situation dans la bande de Gaza, le lundi 5 janvier 2009.
La situation dans la bande de Gaza, le lundi 5 janvier 2009. — no credit

Le dixième jour de violences en Israël et le Hamas a été marqué par le resserrement de l'étau autour de la ville de Gaza. Pour la première fois depuis la reprise du conflit armé, de violents combats y ont eu lieu en fin de journée et les chars israéliens encerclent la ville. Dans la nuit de lundi à mardi, Israël a indiqué que trois soldats de ses soldats avaient été tués 24 blessés lorsqu'un char israélien a fait feu «par erreur» sur leur position.

Dans le même temps, la diplomatie internationale a tenté de décrocher un cessez-le-feu. Nicolas Sarkozy a notamment multiplié les entrevues avec les différents acteurs du conflit. Mais à l'issue de la rencontre, le Premier ministre Ehud Olmert a rejeté tout cessez-le-feu qui ne garantirait pas l'arrêt total des tirs de roquettes palestiniennes contre l'Etat hébreu .

Parallèlement, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mardi, avec la participation des chefs de la diplomatie de plusieurs Etats arabes. Bernard Kouchner se rendra à New York.

>>> L'avis d'un spécialiste sur les tentatives de la diplomatie française et européenne, c'est ici

Au petit jour, c'est l'aviation israélienne qui a lancé les hostilités, en attaquant une trentaine de cibles. Les troupes terrestres ont ainsi pu poursuivre leur progression, jusqu'à encercler la ville de Gaza. Dans la soirée, des sources des deux camps annonçaient que plusieurs quartiers de Gaza-ville étaient le théâtre de très violents affrontements entre l'armée israélienne et les combattants du Hamas.

L'activisme diplomatique

Plus tôt dans la journée, le Hamas avait envoyé une délégation au Caire pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre. Le président égyptien Hosni Moubarak a également reçu la «troïka» européenne, composée des ministres tchèque, français et suédois des Affaires étrangères, puis Nicolas Sarkozy, l'un des plus actifs avec le chef du gouvernement espagnol Zapatero et le premier Ministre turc Erdogan.

Le président français s'est ensuite rendu à Ramallah, à la rencontre du leader palestinien Mahmoud Abbas, puis à Jérusalem, pour une entrevue avec son homologue israélien Shimon Peres. Des discussions qui ont eu le don de provoquer la colère du Hamas, accusé par Nicolas Sarkozy d'avoir agi de «façon irresponsable et impardonnable» en décidant de ne pas renouveler la trêve et en reprenant les tirs de roquettes contre Israël.

La fureur du Hamas

Le mouvement islamiste palestinien a répliqué en accusant le président français de «partialité totale» en faveur d'Israël. Un porte-parole du Hamas estime même qu'il s'agit d'un «appel franc à la poursuite de l'holocauste en cours à Gaza».

Dans les combats, 50 Palestiniens, dont 12 enfants, ont trouvé la mort. Ce qui porte le bilan total à 555 tués, et quelque 2.700 blessés depuis le début de l'offensive, le 27 décembre dernier, selon les services d'urgences palestiniens. Côté israélien, on déplore cinq morts et une centaine de blessés.

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