Sous-marin danois : Peter Madsen admet le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall

AVEUX Le Danois Peter Madsen a été condamné à la perpétuité pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall dans son sous-marin artisanal

20 Minutes avec AFP

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Peter Madsen, inventeur et propriétaire du sous-marin privé le Nautilus, est soupçonné d'avoir tué une journaliste qui réalisait un reportage sur lui.
Peter Madsen, inventeur et propriétaire du sous-marin privé le Nautilus, est soupçonné d'avoir tué une journaliste qui réalisait un reportage sur lui. — Bax Lindhardt / Scanpix Denmark / AFP

Pour la première fois, le Danois Peter Madsen, condamné à la perpétuité pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall dans son sous-marin artisanal, a reconnu sa culpabilité dans un documentaire diffusé ce mercredi.

Interrogé au téléphone par une journaliste lui demandant s’il a tué la jeune femme, l’inventeur de 49 ans a répondu « oui ».

« A part le 10 août 2017, je n’ai jamais fait quoique ce soit à quelqu’un »

« Il n’y a qu’un coupable et c’est moi », dit Peter Madsen, condamné en avril 2018 pour son meurtre avec préméditation, précédé de violences sexuelles. Le soir du 10 août 2017, la journaliste trentenaire avait embarqué à bord du Nautilus avec Peter Madsen, le concepteur et propriétaire du submersible. Elle souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l’espace.

Kim Wall avait été portée disparue dans la nuit par son compagnon et son corps avait ensuite été retrouvé en mer, démembré. « A part le 10 août 2017, je n’ai jamais fait quoique ce soit à quelqu’un », a affirmé Peter Madsen.

Des conversations enregistrées à son insu

Lors du procès, il avait reconnu avoir découpé le corps sans vie de la jeune femme avant de la jeter dans la Baltique mais maintenait que son décès était accidentel. Cet aveu ne lève pas tout le voile sur les circonstances exactes de la mort de Kim Wall.

La série documentaire, intitulée Enregistrements secrets avec Peter Madsen, dont seul le premier épisode a été diffusé, se fonde sur plus de 20 heures de conversation téléphonique entre un journaliste et l’assassin, enregistrés à l’insu de ce dernier. Il a ensuite donné son autorisation à leur utilisation.