Espoir de jours meilleurs en Israël

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« C'est la meilleure nouvelle de la semaine ! Ces salauds du Hamas vont se prendre une raclée ! », s'exclame un commerçant d'Ashkelon - une ville israélienne située à 12 km de Gaza - rivé sur sa télévision qui passe en boucle l'avancement des chars de l'armée. « Il faut les éradiquer jusqu'au dernier et après, on aura la paix », ajoute-t-il.

Ici, il n'y a plus de vie normale depuis des années en raison des tirs de roquettes - qui selon les habitants sont passés de dix à deux par jour depuis le début de l'opération israélienne le 27 décembre. Pas étonnant donc que l'offensive contre le Hamas soit vécue comme un soulagement. Mais, si la population croit en des lendemains meilleurs, les rues et les commerces restent quasi déserts. Il y règne comme une atmosphère de couvre-feu. « Cela va sans doute aller mieux, à condition que l'armée mette le paquet pendant des semaines », affirme un chauffeur de taxi. Un retraité est plus perplexe. « C'est moche la guerre... et cela ne résoudra rien. Personne ne sait comment venir à bout de ces violences. » Un sentiment que même les rares Palestiniens qui ont fui Gaza et vivent ici partagent. « Le Hamas nous fait du tort et a poussé l'armée israélienne à employer la force. Pourvu qu'elle en vienne à bout et rétablisse l'ordre à Gaza », espère Noor. Au loin, une épaisse fumée assombrit le ciel... à quelques kilomètres de là, Gaza s'enflamme.

A Ashkelon, Pauline Garaude