Brexit : Boris Johnson refuse de dépasser la date du 15 octobre pour un accord avec l’UE

ULTIMATUM Alors que s’ouvre cette semaine à Londres la huitième séance de pourparlers, le Premier ministre britannique adopte un ton peu conciliant envers les négociateurs européens

20 Minutes avec AFP

— 

Le Premier ministre Boris Johnson devant le 10 Downing Street, à Londres le 2 septembre 2020.
Le Premier ministre Boris Johnson devant le 10 Downing Street, à Londres le 2 septembre 2020. — Geoff Pugh//SIPA

Le Premier ministre britannique n’est pas prêt à transiger. Boris Johnson vient de mettre un nouveau coup de pression sur l’Union européenne concernant les négociations sur le Brexit. Alors que s’ouvre cette semaine à Londres la huitième séance de pourparlers, le locataire du 10 Downing Street doit selon ses services déclarer lundi que les négociations sont entrés dans leur « phase finale ». Un accord devra donc être trouvé avant le 15 octobre pour entrer en vigueur avant la fin de l’année.

Pas plus loin que le Conseil européen

Boris Johnson n’y va pas par quatre chemins : avec ou sans accord cette date doit être respectée. « L’UE a été très claire au sujet du calendrier. Moi aussi. Il doit y avoir un accord avec nos amis européens d’ici au Conseil européen le 15 octobre ». « Ça n’a pas de sens de penser à des échéances qui iraient au-delà », estime-t-il. « Si nous n’arrivons pas à nous accorder d’ici là, je ne vois pas d’accord de libre-échange entre nous ».

Le Royaume-Uni reste régi par la réglementation européenne jusqu’à la fin de l’année, tandis que les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange. Les négociations butent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable. Le Premier ministre rejette la faute du blocage sur l’Union. C’est donc à elle de faire un pas : « Même à ce stade tardif, si l’UE est prête à repenser sa position (…) j’en serais ravi », estime-t-il.

Vers les règles de l’OMC ?

Faute d’accord avant le 31 décembre, les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s’appliqueraient. De quoi affaiblir encore des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.