Iran: Le stock d'uranium dépasse de dix fois la limite autorisée, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique

NUCLEAIRE Téhéran a stocké 2105.4 kg d'uranium enrichi, tandis qu'il n'est autorisé à stocker que 202.8 kg, selon le rapport de l'AIEA

20 Minutes avec AFP
— 
Hassan Rouhani rencontre le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique
Hassan Rouhani rencontre le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique — /AP/SIPA

L’uranium stocké par l’Iran dépasse désormais de dix fois la limite autorisée par l’accord signé à Vienne en 2015 avec les grandes puissances, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) consulté par l’AFP vendredi.

Téhéran a stocké 2105.4 kg d' uranium enrichi, tandis qu’il n’est autorisé à stocker que 202.8 kg, selon le rapport. Dans le précédent rapport remontant à juin, ce stock était de 1571,6 kilos.

Visite d’un site par des inspecteurs de l’AIEA

Les inspecteurs de l’AIEA ont pu se rendre sur l’un des deux sites soupçonnés d’avoir abrité dans le passé des activités nucléaires non déclarées, est-il écrit dans le premier rapport. Ils ont pu prélever des échantillons dont les résultats d’analyse seront disponibles dans trois mois, selon un diplomate interrogé par l’AFP.

Rien n’indique que les activités nucléaires présumées remontant à plus de 15 ans, sans lien avec les opérations actuelles de l’Iran, constituent une quelconque menace à l’heure actuelle. Mais en vertu de ses engagements auprès de l’AIEA, l’Iran est tenu d’accepter les inspections demandées, soulignent les spécialistes. « L’Agence effectuera une visite du deuxième lieu spécifié plus tard, en septembre 2020, à une date déjà convenue avec l’Iran », précisent les rapports.

Pendant de nombreux mois, Téhéran avait refusé de satisfaire aux demandes de l’Agence onusienne, fondées selon lui sur des allégations d’Israël.

« Des clarifications et des informations supplémentaires doivent être fournies »

Le premier rapport diffusé vendredi fait également le point sur un autre site non déclaré à l’Agence, où cette dernière a décelé des particules d’uranium l’année dernière. L’Agence a analysé des échantillons provenant de ce site, dont les résultats n’étaient « pas contradictoires » avec les informations fournies par l’Iran sur l’origine possible des particules.

« Cependant, l’Agence a récemment informé l’Iran qu’il y a un certain nombre d’autres découvertes pour lesquelles des clarifications et des informations supplémentaires doivent être fournies », indique le rapport.