Gaza: la crise humanitaire en chiffres

PROCHE-ORIENT 250.000 personnes privées d'électricité, un raid aérien toutes les 20 minutes, de l’eau courante disponible tous les cinq jours...

Avec agence

— 

Israël bombardait la bande de Gaza par les airs et par la mer, samedi, au début de la deuxième semaine de sa guerre contre le Hamas, dont le chef a prévenu qu'un "sombre destin" attendait les soldats israéliens en cas d'offensive terrestre.
Israël bombardait la bande de Gaza par les airs et par la mer, samedi, au début de la deuxième semaine de sa guerre contre le Hamas, dont le chef a prévenu qu'un "sombre destin" attendait les soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. — Mahmud Hams AFP

Israël a beau affirmer le contraire, l'offensive contre la bande de Gaza, qui est entrée ce samedi dans sa deuxième semaine, a déclenché une crise humanitaire dans ce territoire pauvre et surpeuplé. La preuve en chiffres.

Un bilan humain très lourd:
- Au moins 436 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'opération, dont 75 enfants et 21 femmes, et 2.285 autres blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

- Le système de santé est débordé après avoir été affaibli par 18 mois de blocus israélien.

Des dégâts matériels importants:
- Un raid aérien a lieu toutes les 20 minutes en moyenne, et plus fréquemment la nuit.

- Les bombardements israéliens ont causé d'importants dégâts, avec plus de 600 objectifs visés, notamment des routes, des infrastructures, des bâtiments officiels et des postes de police.

- Il n'y a plus d'écoles mais nombre d'établissements scolaires servent d'abris aux habitants qui ont dû fuir leurs maisons dévastées.

Des Gazaouis privés de tout:
- Quelque 250.000 personnes, sur une population totale d'1,5 million, sont privées d'électricité. L'unique centrale a été fermée le 30 décembre pour la sixième fois depuis début novembre faute de carburant et de pièces détachées.

- L'eau courante est disponible tous les 5 jours, voire tous les 7 jours. 40 millions de litres d'eaux usées se déversent chaque jour dans la Méditerranée. Les égouts se sont aussi répandus dans les rues après que la principale canalisation eut été touchée par des tirs à plusieurs reprises.

- Le fuel et le gaz ont disparu des marchés. Le terminal de Nahal Oz par lequel transitent les importations de carburant est fermé depuis le début de l'offensive. Il y a des pénuries de farine, de riz, de sucre, de produits laitiers et de conserves.

- Les banques sont fermées en raison d'un manque de liquidités.

Une aide alimentaire insuffisante:
- Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU estime que 80% de la population dépend désormais de l'aide alimentaire.

- Israël autorise en moyenne le passage quotidien de 60 camions d'aide depuis le début de l'offensive le 27 décembre. Un chiffre en hausse par rapport aux derniers mois, mais bien inférieur aux 475 véhicules autorisés avant que le Hamas ne prenne le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en juin 2007.