Explosions à Beyrouth : Un mois après, un éventuel survivant sous les décombres

SECOURS Des scanners ont détecté des battements de cœur, a indiqué le gouverneur de la capitale libanaise

20 Minutes avec AFP

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Des secouristes à l'oeuvre sur ce qui était le port de Beyrouth, le 7 août 2020 au Liban.
Des secouristes à l'oeuvre sur ce qui était le port de Beyrouth, le 7 août 2020 au Liban. — JOSEPH EID / AFP

Un espoir au Liban ? Des secouristes sont à la recherche jeudi d’un éventuel survivant sous les décombres dans un quartier de Beyrouth dévasté par l’explosion survenue au port le mois dernier, des scanners ayant détecté des battements de cœur, a indiqué le gouverneur de la capitale libanaise.

Un chien renifleur utilisé par une équipe de sauveteurs chiliens dépêchée à Beyrouth après le drame pour retrouver d’éventuels corps ensevelis a permis de repérer mercredi soir un bâtiment effondré à la périphérie de la rue Gemmayzé sous lequel se trouveraient des corps humains, a indiqué le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, à des journalistes sur place.

Les scanners ont capté « 19 respirations par minute »

Des scanners thermiques ont capté des signaux en provenance du site, révélant l’existence d’un ou deux corps sous les décombres, a précisé Abboud. D’après ce dernier, les appareils utilisés, à la pointe de la technologie, ont détecté des « battements cardiaques ». « Nous espérons que quelqu’un en sortira vivant », a poursuivi le gouverneur de la ville.

Michel al-Murr, de la brigade des pompiers de Beyrouth, a également rapporté la détection de pulsations d'« une personne » à environ deux mètres sous les décombres grâce à une caméra thermique.

Au micro d’une chaîne locale, un secouriste libanais a par ailleurs ajouté que les scanners avaient capté « 19 respirations par minute ». Le bâtiment où ont lieu les recherches s’était complètement effondré après l’explosion du 4 août qui a détruit des pans entiers de Beyrouth, faisant 191 morts et blessant plus de 6.500 personnes, selon le dernier bilan officiel communiqué jeudi.

De l’espoir pour les autres disparus

Des sauveteurs chiliens ainsi que des équipes de la défense civile libanaise et des pompiers tentent minutieusement de débarrasser les décombres depuis cet après-midi, a indiqué Michel al-Murr. Selon les autorités, l’explosion a été causée par d’énormes quantités de nitrate d’ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port de Beyrouth.

L’annonce jeudi d’un éventuel survivant sous les décombres a ravivé l’espoir de retrouver d’autres survivants, même si cela reste peu probable quatre semaines après le drame. Sept personnes sont toujours portées disparues, d’après l’armée libanaise.