Thaïlande : L’ancienne concubine du roi, déchue fin 2019, récupère son statut et tous ses titres

POTINS ROYAUX Accusée d’avoir voulu prendre la place de la reine, la jeune femme avait été déchue de tous ses titres en octobre 2019

20 Minutes avec agences

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Le roi de Thaïlande, Maha X, et sa concubine officielle, Sineenat.
Le roi de Thaïlande, Maha X, et sa concubine officielle, Sineenat. — Handout / Thailand's Royal Office / AFP

Le roi de Thaïlande a réintégré son ex-concubine, déchue de tous ses titres en 2019. Sineenat Wongvajirapakdi, connue sous le surnom de « Koi », avait obtenu le titre de « consort royale » le 28 juillet, pour le 67e anniversaire du roi.

C’était la première fois en presque un siècle qu’un monarque thaïlandais prenait une concubine. Mais en octobre, le puissant et richissime roi Rama X avait déchu l’ancienne garde du corps royale, âgée de 34 ans, de tous ses titres en raison de sa « déloyauté » et de son « ambition » de prendre la place de la reine. Sineenat n’avait plus été vue en public depuis.

La monarchie et le gouvernement vivement critiqués

Mais le roi a fait volte-face le 29 août, a révélé ce mercredi le site Web de la Royal Gazette, l’organe officiel du palais. Koi est « totalement blanchie », indique le communiqué, confirmant que la jeune femme reprend son titre de « Chao Khun Phra », consort royale. « Ce sera comme si elle n’avait jamais été privée de ses grades militaires ou de ses décorations royales. »

En août 2019, dans un rare aperçu de la vie privée de Rama X, le palais avait diffusé des photos de Koi en treillis de combat, utilisant des armes, sautant en parachute ou tenant la main du monarque. La jeune femme est sortie diplômée de l’Université militaire royale d’infirmières à 23 ans, a servi dans l’unité des gardes du corps du roi et obtenu le grade de général de division.

Sa réhabilitation intervient alors que le peuple thaïlandais demande une réforme de la monarchie du pays, à coups de rassemblements quasi-quotidiens depuis mi-juillet.  Les manifestants réclament notamment l’abrogation de la loi de lèse-majesté qui punit toute critique de la monarchie d’une peine allant jusqu’à 15 ans de prison.