Belgique : Le cœur d'un ancien bourgmestre adoré retrouvé dans un coffret ?

HISTOIRE Par respect pour le défunt et sa famille, la boîte renfermant supposément le cœur ne sera pas ouverte

20 Minutes avec agences

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Un coffret métallique gravé (photo d'illustration).
Un coffret métallique gravé (photo d'illustration). — Bru-nO / Pixabay

L’histoire du cœur de l’ancien bourgmestre de Verviers (Belgique), conservé par la ville depuis 1839, faisait partie de la légende de la commune. Elle s’est encore renforcée avec la découverte d’un coffret censé renfermer la relique.

La trouvaille remonte au 20 août, dans la fontaine érigée en l’honneur du bourgmestre Pierre David (1771-1839), à l’occasion de la restauration de ce monument du XIXe siècle. La relique, un « coffret métallique gravé », a été retrouvée « dans une cavité obstruée par une pierre », explique Angélique Koop, porte-parole de la ville.

Un bourgmestre vénéré

L’inscription qui y figure est éloquente : « Le cœur de Pierre David a été solennellement déposé dans le monument le 25 juin 1883 ». Selon le récit officiel de la ville, Pierre David, bourgmestre de Verviers au moment de la création de la Belgique en 1830, était tellement aimé de la population qu’il a été décidé, après son décès en 1839, de prélever son cœur pour le conserver à l’hôtel de ville… Puis dans la fontaine prévue en son honneur, dont la construction sera achevée 44 ans plus tard.

Avant de réintégrer le monument, la boîte renfermant le cœur – qui ne sera pas ouverte « par respect pour le défunt et sa famille » – est exposée jusqu’au 20 septembre au musée des Beaux-Arts de Verviers. Cette découverte est l’occasion de retracer, avec tableaux et photos d’époque, la vie de cet homme considéré comme un héros local qui dirigeait sa ville avec fermeté et en toute transparence.

Après son élection le 26 octobre 1830 à une majorité écrasante, faisant de lui « le premier bourgmestre verviétois après la révolution de 1830 et l’avènement de la Belgique », ce fabricant de draps avait fait placer sur le fronton de l’hôtel de ville l’inscription « Publicité, sauvegarde du peuple ». Pour lui, « tout ce qui est d’intérêt public, tout ce qui concerne le sort du peuple, devait être rendu public », souligne-t-on à la mairie.