La France prête à accueillir une conférence de soutien au Liban

AIDE Elle pourrait avoir lieu en octobre à Paris

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron plante un cèdre lors de sa visite au Liban le 1er septembre 2020.
Emmanuel Macron plante un cèdre lors de sa visite au Liban le 1er septembre 2020. — Gonzalo Fuentes/AP/SIPA

Et si une conférence internationale pour soutenir le Liban avait lieu à Paris ? C’est Emmanuel Macron qui a suggéré cette idée ce mardi. Le président français effectue son deuxième déplacement dans le pays depuis l’explosion dévastatrice de Beyrouth il y a près d’un mois.

« Il faut qu’on continue à mobiliser toute la communauté internationale (…) Je suis prêt à ce qu’on réorganise, autour peut-être de mi-fin octobre, une conférence internationale de soutien avec les Nations unies », a-t-il déclaré à des représentants de l’ONU et des ONG locales sur le porte-hélicoptères Le Tonnerre au port de Beyrouth.

« Je suis tout à fait prêt même à l’accueillir à Paris (…), qu’on puisse à nouveau demander un soutien à tous les Etats pour financer » les besoins sur le terrain, a promis le président français, insistant sur la nécessité d’une coordination « très ferme » avec l’ONU.

« On ne sait pas où va l’aide »

Lors de sa rencontre avec les représentants de la société civile, le président français a dressé un premier bilan des aides acheminées vers le Liban et les défis, notamment organisationnels, auxquels les ONG sont confrontées. Certains se sont plaints d’un manque de transparence ou d’adéquation entre les besoins réels et les aides envoyées.

« On n’a pas une bonne évaluation de l’aide depuis le 4 août. On voit des avions arriver mais on ne sait pas où va l’aide. 80 % des médicaments qui arrivent au Liban ne sont pas adaptés », a ainsi déploré Antoine Zoghbi, le président de la Croix-Rouge libanaise.

« J’ai compris qu’il y avait une défiance à l’égard des pouvoirs publics libanais ou un sentiment de défaillance », a répondu Emmanuel Macron. « Le défi que vous évoquez est un défi organisationnel dans un climat (…) où la défiance est un poison ».

« Il me semble que si on veut essayer d’aider au mieux (…) c’est de travailler sur la plateforme des Nations unies en lien avec vous pour qu’on puisse avoir une expression des besoins (…) et une traçabilité de tout de ce qui arrive », a-t-il ajouté. « On va continuer d’appuyer et faire le maximum auprès des Etats qui donnent », a conclu le président français.