Coronavirus : Partout dans le monde, les élèves font leur rentrée masqués

EPIDEMIE Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans

20 Minutes avec AFP

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Des élèves font leur rentrée masqués à l'école Françoise-Giroud de Vincennes, le 1er septembre 2020.
Des élèves font leur rentrée masqués à l'école Françoise-Giroud de Vincennes, le 1er septembre 2020. — Martin BUREAU / AFP

Russie, France, Espagne, Grèce… Aux quatre coins du monde, des millions d’enfants reprennent, ce lundi, le chemin de l’école pour limiter la propagation du virus dans les établissements scolaires.

Après leurs camarades allemands, nord-irlandais ou écossais, les écoliers Français, Belges, Russes et Ukrainiens font leur rentrée ce mardi.

Des rotations en récréation

Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans. En Grèce il sera exigé dès la maternelle. En Espagne, où la rentrée s’échelonnera entre le 4 et le 15 septembre selon les régions, c’est dès six ans que les enfants devront porter le masque à l’école, et à tout moment. En Belgique, la Première ministre Sophie Wilmès a jugé « fondamental que les enfants puissent reprendre une vie scolaire normale ou aussi normale que possible », justifiant le maintien de la rentrée ce 1er septembre.

Une opinion partagée par le gouvernement britannique, pour qui les bénéfices d’un retour à l’école – cette semaine en Angleterre et au Pays de Galles – sont plus importants que les risques potentiels. Dans certains pays, les enfants sortiront par rotations en récréation, pour éviter des cours bondées. C’est le cas de la Grèce où la rentrée prévue le 7 septembre pourrait être retardée d’une semaine. En Russie, cette rentrée a été marquée par l’annonce le même jour du franchissement du pallier du million de contaminations au plan national.

Plus de 25,3 millions de cas de contaminations dans le monde

De précautions nécessaires face à la hausse des cas de contamination dans le monde. A Hong Kong, où une campagne de dépistage massif a débuté mardi, plus d’un demi-million de personnes se sont déjà inscrites pour bénéficier d’un examen gratuit. Au niveau mondial, la pandémie affiche un bilan officiel de plus de 25,3 millions de cas, un chiffre certainement sous-estimé, notamment dans des pays comme l’Inde, qui enregistre désormais le plus de nouveaux cas par jour. Quelque 847.000 personnes ont perdu la vie.

Les Etats-Unis, où la réponse sanitaire reste fragmentée et inégale d’un Etat à un autre, ont de leur côté dépassé les six millions de cas. Le bilan américain, de plus de 183.000 morts, est appelé à dépasser les 200.000 au cours du mois de septembre, selon les modèles épidémiques, même si la Maison Blanche cherche à limiter le nombre de tests pour minimiser l’épidémie. Du côté de l’Amérique du Sud, le Pérou est désormais le pays détenant le triste record mondial de mortalité due au coronavirus, avec 87 décès pour 100.000 habitants. Au Brésil, qui reste le deuxième pays le plus frappé derrière les Etats-Unis, avec près de 121.000 morts, un célèbre chef indigène, le cacique Raoni Metuktire, infecté, est hospitalisé.