Explosion à Beyrouth : Le poids d’une tour Eiffel de débris déblayés en quatre jours

LIBAN 8.000 tonnes de ciment et d’acier ont été déblayées en seulement quatre jours

20 Minutes avec agences

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Les conséquences des explosions survenues à Beyrouth mardi
Les conséquences des explosions survenues à Beyrouth mardi — Lamaa/ Magnus News/SIPA

Les militaires français et libanais ont déblayé sur le site de explosion au port de Beyrouth une quantité d’acier et de ciment équivalente au poids de la tour Eiffel. Le 4 août dernier, une énorme explosion avait ravagé des quartiers entiers de la capitale libanaise tuant plus de 180 personnes.

« Il m’a fallu quatre jours pour déblayer 8.000 tonnes de ciment et d’acier », a déclaré le lieutenant Paulin, un officier français coordonnant les opérations de déblaiement au port. 8.000 tonnes, soit l’équivalent du poids de la tour Eiffel.

Un cratère recouvert par la mer

Le Tonnerre, un énorme porte-hélicoptères de l’armée française, était arrivé à Beyrouth dix jours après l’explosion, avec à son bord des tonnes d’aides humanitaire et des dizaines d’engins spécialisés pour le déblaiement. La déflagration, l’une des plus grosses de l’histoire récente, a anéanti des secteurs entiers du port, laissé un cratère de 43 m de profondeur désormais recouvert par la mer, et a fait plus de 6.500 blessés à des kilomètres à la ronde.

Le colonel Youssef Haïdar, de l’armée libanaise, a affirmé que le port, par lequel passaient environ 90 % des importations du Liban, opérait désormais à la moitié de sa capacité. « La semaine dernière, c’était à 30 %, aujourd’hui on parle de 45 % », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Conteneurs éventrés et entrepôts effondrés

Trois semaines après l’explosion, dont les autorités libanaises sont rendues responsables par la population en raison de leur négligence, le port demeure un amas de voitures détruites, de conteneurs éventrés et d’entrepôts effondrés. Le drame a été provoqué, selon les autorités, par la présence d’une énorme quantité de nitrate d’ammonium stockée dans un entrepôt du port.

Les soldats français et libanais s’emploient à extraire et mettre de côté des cartons de marchandises pour que les commerçants et les compagnies d’assurances puissent se rendre au port dans les prochains jours et évaluer les pertes.