Coronavirus : C’est officiel, l’Italie repasse la barre des 1.000 cas par jour, une première depuis mai

PANDEMIE Les retours de vacanciers depuis la Sardaigne sont notamment pointés du doigt

20 Minutes avec AFP

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Une équipe médicale à l'aéroport de Milan.
Une équipe médicale à l'aéroport de Milan. — Antonio Calanni

Les bilans remontent en France, en Allemagne, en Suisse… mais aussi en Italie. Les autorités ont annoncé ce samedi, dans un bilan officiel, que le pays a enregistré 1.071 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures. Une barre symbolique – celle du millier de cas par jour – que l’Italie franchit pour la première fois depuis le 12 mai.

Ce dernier bilan confirme la courbe ascensionnelle observée ces derniers jours dans la péninsule : + 947 cas vendredi, + 845 jeudi, et + 642 mercredi. Les régions enregistrant le plus de nouveaux cas sont le Latium (région de Rome, + 215), la Lombardie (région de Milan, + 185) et la région de Venise (nord-est, +160).

La Sardaigne en ligne de mire

La situation dans la région de Rome, justement, est particulièrement préoccupante : les 215 nouveaux cas représentent « un nombre record », a commenté Alessio D’Amato, le responsable Santé du Latium. Il faut en effet remonter jusqu’au 28 mars, en plein confinement, pour trouver le précédent record, qui s’établissait à 208.

« 61 % (de ces nouveaux cas) sont liés à des retours de vacances », a-t-il souligné, et plus spécifiquement 45 % (97 cas) concernent des retours de Sardaigne (sud), qui avait été épargnée par la première vague du virus mais où les allées et venues de touristes et fêtards peu précautionneux ont contribué à la diffusion du virus. Le quotidien Il Corriere della Sera a d’ailleurs mis en exergue samedi sur sa une « le cas sarde » : « Davantage de contagions parmi ceux qui en reviennent ».

Des tests au départ des bateaux et des avions ?

Face à cette flambée de cas, le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti, également chef du Parti démocrate (centre-gauche, au pouvoir), a demandé au ministère de la Santé et à la région Sardaigne de « mettre en place d’urgence des contrôles avec tests sur les lieux d’embarquement » au départ de l’île.

Une position partagée par le directeur de l’hôpital romain spécialisé en infectiologie Spallanzani, Francesco Vaia : « La solution est de faire des tests au départ des bateaux, des avions et des trains. C’est uniquement de cette façon qu’on empêchera la diffusion du virus ».

Des amendes de 400 euros pour absence de masque

Le gouvernement a pris plusieurs mesures pour endiguer la nouvelle vague de contagions : fermeture des discothèques depuis le 17 août, port obligatoire du masque dans les lieux très fréquentés de 18h à 6h. La police de Rome a ainsi infligé dans la nuit de vendredi à samedi ses premières amendes, d’un montant de 400 euros, pour absence de masque dans le quartier touristique de Trastevere, très fréquenté par les jeunes.

Le bilan du ministère de la Santé publié samedi fait également état de trois décès, portant le nombre de morts à 35.430 pour un total de 258.136 cas depuis le début de la pandémie.