Nucléaire iranien : Le patron de l’AIEA se rendra en personne à Téhéran lundi

ENERGIE Une réunion de la commission mixte sur l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) est prévue le 1er septembre

20 Minutes avec AFP
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Le site nucléaire de Arak, en Iran.
Le site nucléaire de Arak, en Iran. — AP/SIPA

Un déplacement en personne pour montrer l’importance des discussions. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, se rendra personnellement à Téhéran ce lundi pour « des réunions avec les autorités iraniennes ». Une venue qui interviendra en amont d’une réunion de la commission mixte sur l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) le 1er septembre, convoquée suite à un échange tendu entre Américains et Européens à l’ONU.

Cette visite sera sa première dans le pays de Rafael Mariano Grossi depuis son arrivée à la tête de l’organisation internationale, en décembre dernier. Il souhaite aborder avec l’Iran « la possibilité pour les inspecteurs de l’AIEA d’accéder aux endroits dans lesquels ils souhaitent se rendre », a indiqué l’Agence.

L’offensive des Etats-Unis

En juin, le président iranien, Hassan Rohani, a mis en doute l’indépendance de l’AIEA après l’adoption par cette instance onusienne d’une résolution réprimandant l’Iran pour son refus d’autoriser l’inspection de deux sites suspects, une première depuis 2012. Cette résolution, présentée par Paris, Londres et Berlin, a appelé la République islamique à autoriser l’AIEA à accéder à ces sites, afin d’établir si oui ou non l’Iran y a mené des activités nucléaires non déclarées au début des années 2000.

La commission mixte sur l’accord sur le nucléaire iranien, présidée par l’Union européenne (UE), réunira début septembre des représentants de Chine, France, Allemagne, Russie, Royaume-Uni et Iran. Annoncée vendredi, cette réunion aura lieu après le refus opposé par les autres grandes puissances à l’activation par les Etats-Unis jeudi à l’ONU d’une procédure controversée pour réclamer le rétablissement d’ici à un mois des sanctions internationales contre l’Iran.

Tensions transatlantiques

Washington avait claqué la porte en 2018​ du compromis international sur le nucléaire iranien, et la plupart des autres pays contestent sur le plan juridique la capacité des Américains à se prévaloir de statut de « participant » à l’accord de Vienne de 2015, comme ils l’ont fait jeudi.

Le ton est monté à l’ONU jeudi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo allant jusqu’à accuser la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne d’avoir « choisi de s’aligner sur les ayatollahs » au pouvoir dans la République islamique.