L’Union Européenne salue une « avancée » après l’annonce d’un cessez-le-feu en Libye

DIPLOMATIE Les deux parties qui se disputent le pouvoir ont aussi annoncé des élections à venir

20 Minutes avec AFP

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Des militaires triant des explosifs à Tripoli, capitale de la Libye.
Des militaires triant des explosifs à Tripoli, capitale de la Libye. — Mahmud TURKIA

Cela « crée un nouvel espoir » pour le pays. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a salué ce samedi au nom des 27 pays membres de l’UE l’annonce d’un cessez-le-feu en Libye.

Les deux parties qui se disputent le pouvoir ont annoncé ce cessez-le-feu et des élections à venir. Elles se feront entre le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj basé à Tripoli (ouest) et reconnu par l’ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l’Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

Borrell réclame un cessez-le-feu permanent

C’est « une première avancée constructive qui montre la détermination des dirigeants libyens à surmonter l’impasse actuelle et crée un nouvel espoir pour un terrain d’entente en vue d’une solution politique pacifique à la crise (…) et de la fin de toute ingérence étrangère dans le pays », souligne Josep Borrell dans sa déclaration. « Nous réaffirmons notre engagement auprès du peuple libyen dans les efforts qu’il déploie pour établir un pays souverain, uni, stable et prospère », affirme le haut représentant européen.

L’UE apporte son soutien à l’accord devant découler sur un arrêt immédiat de toute activité militaire en Libye, « qui nécessite le départ de tous les combattants étrangers et mercenaires présents », et à la reprise des négociations dans le cadre du processus mené par l’ONU. Josep Borrell appelle à concrétiser cet accord sur le terrain en « cessez-le-feu permanent ».

Le pétrole en toile de fond

Dans leurs communiqués respectifs, les deux rivaux libyens ont en outre jugé « nécessaire » la reprise de la production et des exportations dans les champs et terminaux pétroliers.

Ces annonces doivent aussi être suivies de « développements concrets », sous forme d’une reprise totale de la production dans tout le pays, a souligné Josep Borrell, ainsi que de « la mise en œuvre de réformes économiques en vue de se mettre d’accord sur un mécanisme juste et transparent de distribution des revenus pétroliers et d’améliorer la gouvernance des institutions économiques et financières libyennes ».