Coronavirus : L'épidémie de Covid au plus haut depuis mi-avril en Suisse

SANTE Notre voisin suisse a enregistré à deux reprises plus de 300 nouveaux cas quotidiens de coronavirus en 24 heures cette semaine

20 Minutes avec AFP

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Le drapeau suisse, à Genève, le 5 novembre 2014
Le drapeau suisse, à Genève, le 5 novembre 2014 — Fabrice Coffrini AFP

Après l’Espagne, la France, l’Italie, des signaux alarmants également en Suisse ? La Suisse a enregistré ce vendredi, pour la deuxième fois cette semaine, plus de 300 nouveaux cas quotidiens de coronavirus, un niveau jamais atteint depuis la mi-avril, faisant craindre la survenue d’une deuxième vague.

Le pays, qui compte quelque 8,5 millions d’habitants, a été relativement épargné par le coronavirus, malgré sa proximité avec l'Italie, qui fut l’épicentre de l’épidémie en Europe. En Suisse, la maladie Covid-19 a fait 1.718 morts depuis que le premier cas a été détecté fin février dans le canton du Tessin, frontalier de l’Italie.

Restrictions progressivement levées depuis le 27 avril

Le gouvernement suisse n’a jamais instauré de confinement aussi strict que d’autres pays européens mais des restrictions qui ont été progressivement levées depuis le 27 avril, permettant ainsi aux écoliers de retrouver les bancs de l’école à la mi-mai.

Les autorités avaient alors expliqué que la Suisse avait réussi à éviter le pire grâce notamment au respect des règles et des gestes barrière par la population.

Nouvelles mesures depuis juillet

Mais depuis la mi-juin, le nombre de nouveaux cas quotidiens, qui avoisinait alors la vingtaine, n’a cessé d’augmenter, obligeant les autorités à hausser le ton. Le port du masque est ainsi devenu obligatoire dans les transports publics depuis juillet. Et certains cantons, comme à Genève où le nombre de cas a particulièrement augmenté, l’ont également rendu obligatoire dans les magasins.

Genève a également refermé ses boîtes de nuit depuis août, alors que les discothèques, bars et autres lieux de divertissement ont été accusés de faciliter la transmission du virus dans plusieurs régions du pays.

« La situation est sous contrôle, mais reste fragile », a estimé jeudi le ministre suisse de la Santé, Alain Berset, déplorant devant les médias « une certaine baisse de discipline » au sein de la population et appelant au respect des gestes barrière et des mesures de quarantaine.

Les hospitalisations restent stables

Les autorités fédérales ont indiqué jeudi que « la situation reste sous contrôle et le traçage des contacts par les cantons fonctionne », tandis que les hospitalisations restent pour l’instant assez stables. Mais Berne indique observer « attentivement la situation, laquelle peut évoluer très rapidement ».

Cette inquiétude survient alors la majorité des écoliers ont repris les cours depuis la mi-août, sans masque, faisant craindre à certains une plus forte transmission du virus. A Genève, la rentrée a lieu le 24 août.