Libye : Les autorités rivales annoncent un cessez-le-feu immédiat et des élections prochaines

PAIX Deux communiqués distincts ont annoncé la fin de tous les combats en Libye, une « entente » saluée par l’ONU

20 Minutes avec AFP

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L’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salame, le secrétaire général des Nations unis Antonio Guterres, la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Berlin, le 19 janvier 2020.
L’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salame, le secrétaire général des Nations unis Antonio Guterres, la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Berlin, le 19 janvier 2020. — Axel Schmidt/AP/SIPA

Enfin le retour de la paix pour la Libye ? Les autorités rivales en Libye ont annoncé séparément vendredi l’organisation d’élections prochainement et la cessation de tous les combats sur le territoire, une «entente» saluée par l'ONU.

Dans deux communiqués distincts, Fayez al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, et Aguila Saleh, président du Parlement élu, basé dans l’est du pays, ont annoncé des élections prochainement et ordonné à toutes les parties d’observer « un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt de tous les combats sur tout le territoire libyen ».

Aussitôt après la diffusion des communiqués, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays a envisagé de déployer des troupes en Libye voisine, s’est félicité de l’annonce des autorités rivales.

Lutte d’influence entre autorités rivales

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie à de multiples conflits et à une lutte d’influence entre deux autorités rivales : le (GNA), et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est qui a le soutien d’une partie du Parlement élu et notamment de son président, Aguila Saleh.

Le GNA, appuyé par Ankara, a réussi à repousser une offensive du maréchal Haftar lancée en avril 2019 contre Tripoli, reprenant en juin le contrôle de l’ensemble du nord-ouest du pays. Après plus d’un an de combats meurtriers, Fayez al-Sarraj a « ordonné à toutes les forces armées un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt de toutes les opérations de combat sur tout le territoire libyen », ce qui permettra selon lui, de créer des zones démilitarisées à Syrte (nord) et dans la région de Joufra, plus au sud, actuellement sous le contrôle des pro-Haftar.

Dans le communiqué d’Aguila Saleh, diffusé vendredi par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), Aguila Saleh ne mentionne cependant pas la démilitarisation de Syrte et Joufra mais propose l’installation d’un nouveau gouvernement à Syrte, ville natale de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi puis bastion du groupe Etat islamique (EI). Pour sa part, la Manul a accueilli « chaleureusement l’entente dans les déclarations d’aujourd’hui du Premier ministre (Fayez) al-Sarraj et du Président Aguila (Saleh), appelant à un cessez-le-feu et à la reprise du processus politique ».