Marée noire à Maurice : Une partie de l’épave du bateau coulée au large

POLLUTION Echoué au sud-est de l’île Maurice, avec 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord, le MV Wakashio s’est brisé en deux dimanche

20 Minutes avec AFP
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Marée noire à Maurice : Une partie de l’épave du bateau coulée au large
Marée noire à Maurice : Une partie de l’épave du bateau coulée au large — Kooghen Modeliar-Vyapooree/AP/SI

Sabordage. Les équipes de secours ont commencé jeudi le processus visant à couler au large de Maurice la proue du vraquier qui s’est échoué fin juillet sur un récif des côtes de l’île de l’océan Indien, laissant échapper des hydrocarbures et entraînant un désastre écologique.

Echoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord, le MV Wakashio s’est brisé en deux dimanche, après une course contre la montre pour pomper le carburant qu'il contenait encore.

A plus 3.000 mètres de profondeur

Deux remorqueurs ont tracté la plus importante partie de l’épave à environ 15 km au large, en pleine mer, où elle doit être coulée à une profondeur de 3.180 mètres. La plus petite partie reste échouée sur le récif.

Le comité national de crise a confirmé dans un communiqué que l’immersion du bateau avait commencé vers 16h locales et indiqué que « le responsable des opérations de sauvetage a assuré que toute l’huile hydraulique ainsi que tous les débris flottants avaient été retirés du navire ».

Selon les autorités, le lieu de l’immersion du navire – dont le propriétaire et l’armateur sont japonais – a été décidé après une large consultation d’experts et de défenseurs de l’environnement.

La pire option selon Greenpeace Africa

« Il va désormais être rempli d’eau de mer afin qu’il coule tout au fond » ce qui pourrait prendre plusieurs heures, a expliqué le directeur des Affaires maritimes, Alain Donat.

Happy Khambule, de Greenpeace Africa, a estimé dans un communiqué que couler le navire était la pire option : « Couler ce navire fait prendre des risques à la biodiversité et contaminer l’océan avec des quantités importantes de métaux toxiques lourds, menaçant d’autres zones également, particulièrement l’île française de la Réunion ».