Royaume-Uni : Au moins 55 ans en prison pour le frère de l’auteur de l’attentat de Manchester

PRISON A VIE Le 22 mai 2017, l’attentat à Manchester avait fait 22 morts lors d’un concert d’Ariana Grande

20 Minutes avec AFP
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Hommage aux victimes à Manchester, le 23 mai 2017.
Hommage aux victimes à Manchester, le 23 mai 2017. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Il avait aidé à préparer l’explosion qui a coûté la vie à 22 personnes en 2017 à Manchester. La justice britannique a condamné ce jeudi le frère de l’auteur de l’attentat-suicide à la prison à vie, peine assortie d’un minimum de 55 ans.

Le 17 mars, Hashem Abedi avait été reconnu coupable des meurtres de 22 personnes lors de l’attentat revendiqué par le groupe djihadiste Daesh. Il a en outre été reconnu coupable de tentative de meurtre et de complot en vue de mettre en danger la vie d’autrui. Hashem Abedi n’encourrait pas la perpétuité réelle car il était âgé de moins de 21 ans au moment des faits, mais plusieurs peines de prison à vie avec un minimum de 30 ans.

22 morts et 237 blessés

Emmené à la cour depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, l’accusé a refusé de se rendre dans la salle où a eu lieu l’énoncé de la peine et où sont venus des proches des victimes. Il n’était pas représenté légalement, ayant renvoyé l’équipe d’avocats assurant sa défense.

Le frère d’Hashem Abedi, Salman, avait fait exploser sa bombe le 22 mai 2017, à Manchester à la sortie d’une salle de concert pouvant accueillir jusqu’à 21.000 personnes, dans laquelle venait de se produire la pop star américaine Ariana Grande. Vingt-deux personnes avaient été tuées, dont des adolescents et un enfant.

Au moment de l’attaque, Hashem Abedi se trouvait à des milliers de kilomètres de Manchester, en Libye, son pays d’origine, où il était parti un mois avant l’attentat. Il avait finalement été arrêté le 17 juillet 2019 à son arrivée à Londres, après avoir été extradé par la Libye. Outre les 22 personnes tuées, « 237 ont été blessées physiquement », dont 28 très gravement, avait souligné le procureur Duncan Penny au cours de son procès, et « un total de 670 personnes ont été traumatisées psychologiquement ». Pour le procureur, l’accusé était « aussi coupable » que son frère.