Le leader nord-coréen Kim Jong-un lors d'une session plénière du Parti des Travailleurs, à Pyongyang le 19 août 2020.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un lors d'une session plénière du Parti des Travailleurs, à Pyongyang le 19 août 2020. — /AP/SIPA

POLITIQUE

Corée du Nord : Kim Jong-un reconnaît des « défaillances » et convoque un congrès

Dans une sortie inhabituelle, le dirigeant a reconnu des problèmes économiques dans le pays. Un plan quinquennal va être lancé

Des changements sont à venir en Corée du Nord. Il faut dire que le leader du pays a reconnu des « défaillances » sur le plan politique et aussi économique. Kim Jong-un va donc lancer un nouveau plan quinquennal pour dynamiser l’économie. Pour cela, il va convoquer pour janvier un congrès exceptionnel du Parti des Travailleurs, le premier depuis 2016.

Le niveau de vie ne s’est pas « considérablement amélioré »

Le dirigeant nord-coréen a fait cette annonce lors d’une session plénière du Parti, a indiqué ce jeudi l’agence officielle KCNA. En des termes d’une rare franchise, cette session a conclu que « les objectifs visant à améliorer la situation économique du pays ont été sérieusement retardés » et que le niveau de vie ne s’est pas « considérablement amélioré ». Le dirigeant a notamment invoqué « la situation dans la région environnant la péninsule coréenne » ainsi que « des défis inattendus et inévitables dans divers domaines ». L’économie nord-coréenne est sous le coup de multiples sanctions de la communauté internationale, imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaires et balistiques.

Cet aveu vise en interne « à justifier l’échec attendu du régime à atteindre les objectifs économiques qu’il s’était auparavant fixés », a expliqué Hong Min, analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale. Selon lui, la date choisie pour ce congrès est un signe. Janvier sera le mois de l’investiture du vainqueur de la présidentielle américaine de novembre. Cela permettra peut-être de relancer les relations entre Washington et Pyongyang, au point mort depuis l’échec en février 2019 du deuxième sommet à Hanoï avec Donald Trump.