Coronavirus au Brésil : Rio renonce à son idée de « réservation d’espaces » sur les plages

EPIDEMIE Le maire voulait créer des « démarcations » sur les plages pour permettre aux visiteurs d’y réserver un espace tout en respectant la distanciation physique

20 Minutes avec agences

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Des Brésiliens jouent au football sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 21 juillet 2016
Des Brésiliens jouent au football sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 21 juillet 2016 — VANDERLEI ALMEIDA AFP

La mairie de Rio de Janeiro ( Brésil) rétropédale sur la réservation d’espaces de plage. Face aux critiques déclenchées par cette initiative, annoncée la semaine dernière dans un contexte de lutte contre la propagation du coronavirus, la municipalité a changé d’avis.

Les « bains de soleil » sont donc toujours interdits sur les plages, a indiqué ce dimanche Marcelo Crivella, maire de la ville. « Il est permis de se baigner, d’acheter quelque chose à grignoter, mais après, vous rentrez chez vous. »

Rio de Janeiro, très touché par le virus

Jeudi dernier, le maire avait annoncé de prochaines « démarcations » des plages afin de créer des espaces ouverts à la réservation grâce à une application. Depuis, les internautes brésiliens ont inondé les réseaux sociaux de messages pour dénoncer une mesure impossible à mettre en place.

Officiellement, depuis la réouverture récente des plages, si les activités sportives y sont à nouveau autorisées, il n’est pas permis de s’y allonger ni de s’y asseoir. Cela n’a pas empêché des milliers de personnes d’envahir les plages de Copacabana, d’Ipanema ou de Leblon ces dernières semaines, très peu parmi elles portant un masque.

Les autorités de Rio avaient fermé les plages de la ville en mars pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, qui a depuis fait plus de 107.000 morts au Brésil. La semaine dernière, la ville a enregistré une moyenne de 31 morts et 906 nouveaux cas de contamination, contre respectivement 36 et 371 la semaine précédente. L’Etat de Rio de Janeiro est le deuxième le plus touché de tout le Brésil, après celui de Sao Paulo.