Moqtada Sadr retranché dans une mosquée

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La révolte des chiites continue. Dans plusieurs villes, les combats se sont poursuivis hier entre miliciens chiites – partisans du jeune chef radical Moqtada Sadr – et les forces de la coalition. A Bagdad notamment, où les Américains ont bouclé Sadr City, banlieue déshéritée de la capitale et peuplée de chiites. Ils ont également fait intervenir deux hélicoptères pour venir en aide aux soldats dans le quartier de Choula, dans l’ouest de la capitale. A Bassora, dans le sud du pays sous contrôle britannique, deux Irakiens ont été blessés au cours d’une fusillade. A Nadjaf et à Diwaniya, les bases espagnoles ont essuyé des tirs de mortier qui n’ont fait ni victime ni dégât. Au total, depuis dimanche, douze soldats de la coalition ont été tués : onze Américains et un Salvadorien. Les partisans de Sadr accusent les membres de la coalition d’avoir arrêté un de leurs chefs. Dans la ville de Nadjaf, où la contestation a commencé, la situation s’est encore dégradée après l’annonce, hier après-midi, que la coalition avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Moqtada Sadr. Vêtus de noir et armés de kalachnikov, les miliciens occupaient les rues de la ville  et contrôlaient le mausolée d’Ali, où se trouve la tombe du gendre du prophète Mahomet, fondateur du chiisme. Moqtada Sadr a trouvé refuge dans la mosquée de Koufa, protégée par des miliciens prêts à intervenir pour défendre leur chef. Il s’est déclaré « fier » d’avoir été traité de hors- la-loi, dans la matinée, par Paul Bremer, l’administrateur américain en Irak.

sunnites  Les marines ont aussi lancé une vaste opération dans la ville sunnite de Falloudja, où  quatre civils américains  avaient été assassinés  la semaine dernière.