Explosions à Beyrouth : Macron va proposer un « nouveau pacte » politique aux responsables libanais

Liban Emmanuel Macron va demander aux responsables libanais, qu’il rencontre cet après-midi, de « changer le système, d’arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption »

20 Minutes avec AFP

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Explosions à Beyrouth : En visite au Liban, Emmanuel Macron réclame «un nouveau contrat politique» — 20 Minutes

S’offrant un bain de foule dans un quartier dévasté de Beyrouth, le président français, Emmanuel Macron, a assuré jeudi qu’il allait proposer un « nouveau pacte » politique aux responsables du Liban, où la colère populaire gronde contre les autorités après le drame meurtrier du port. Le bilan provisoire est de 137 morts et de 5.000 blessés.

« Je suis là aussi pour lancer une nouvelle initiative politique. C’est ce que je vais exprimer cet après-midi aux dirigeants et forces politiques libanaises », a lancé Emmanuel Macron à une foule qui scandait « le peuple veut la chute du régime ». Le président français va demander aux responsables « de procéder à des réformes (…) de changer le système, d’arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption ».

«Je prendrai mes responsabilités»

Interpellé par un homme qui dit en avoir « assez » de la classe politique libanaise « pourrie », le président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à revenir au Liban pour le 1er septembre. Si les politiques « ne savent pas tenir » le « nouveau pacte politique », « je prendrai mes responsabilités avec vous », a déclaré le président de la république, filmé par la télévision libanaise.

Lors de son arrivée à l’aéroport international de Beyrouth ce jeudi matin, le président français, premier chef d’Etat étranger à se rendre au Liban, avait annoncé souhaiter «organiser la coopération européenne et plus largement la coopération internationale». «La priorité c’est l’aide, le soutien à la population sans condition. Mais il y a l’exigence que la France porte depuis des mois, des années, de réformes indispensables dans certains secteurs», a ajouté le chef de l’Etat français, citant notamment le secteur de l’électricité.