Fin de la trêve entre Israël et le Hamas

PROCHE-ORIENT L'union Européenne exprime sa «plus vive inquiétude»...

Avec agence

— 

L'ONU a repris mardi la distribution des aides humanitaires à Gaza après avoir été autorisée par Israël à acheminer des provisions en dérogation à un strict blocus imposé au territoire palestinien.
L'ONU a repris mardi la distribution des aides humanitaires à Gaza après avoir été autorisée par Israël à acheminer des provisions en dérogation à un strict blocus imposé au territoire palestinien. — David Buimovitch AFP

C'est officiel. La trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas a pris fin ce vendredi. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, a annoncé peu après 5h la fin officielle de la trêve des violences, qui était entrée en vigueur le 19 juin, après une médiation égyptienne.

«La trêve a pris fin et ne sera pas renouvelée car l'ennemi sioniste n'a pas respecté ses conditions. L'occupation porte la responsabilité des conséquences», a affirmé le groupe armé sur son site Internet.

Deux roquettes tirées depuis Gaza

«Nous lançons un avertissement à l'ennemi sioniste: toute agression contre la bande de Gaza ou tout nouveau crime déclenchera un affrontement à grande échelle et nous riposterons très durement», a poursuivi le groupe.

Peu après cette annonce, deux roquettes ont été tirées sans faire de victime par des Palestiniens à partir de Gaza sur le sud d'Israël, et des agriculteurs travaillant près de la frontière ont essuyé des tirs qui ont endommagé un véhicule, selon une source militaire israélienne.

L'Union Européenne inquiète

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé vendredi la «plus vive inquiétude» de l'Union européenne sur la situation à Gaza. «Je sais ce sentiment partagé par tous les membres de l'Union européenne, que la France préside. Nous sommes tous extrêmement attentifs face aux événements récents», a affirmé Bernard Kouchner.

De son côté, la Russie a appelé le Hamas à revoir sa décision. «Une telle décision risque d'avoir pour conséquences de nouvelles victimes et souffrances parmi la population civile», a déclaré la diplomatie russe.