Coronavirus : Un médecin britannique court 35 km avec un masque pour démentir les fausses informations

DESINFORMATION Pendant sa course, le niveau d’oxygène du médecin n’est jamais descendu en dessous de 98 % de sa valeur habituelle

20 Minutes avec agence
Une personne portant un masque dans la rue (Illustration).
Une personne portant un masque dans la rue (Illustration). — Shutterstock/SIPA

Lassé des fausses informations circulant sur les masques utilisés pour lutter contre la propagation du coronavirus, un médecin britannique a décidé de tordre le cou à une rumeur persistante. Afin de prouver que cette protection n’empêche pas l’oxygénation correcte de l’organisme, Tom Lawton a décidé de se rendre sur son lieu de travail et d’en revenir en courant avec un masque sur le visage, raconte Newsweek. Son niveau d’oxygène n’est jamais descendu en dessous de 98 % de sa valeur habituelle tout au long des 35 kilomètres de son trajet.


Outre les anti-masques, le médecin de l’infirmerie royale de Bradford, dans le nord de l’Angleterre, souhaitait informer les « patients souffrant de maladies respiratoires ». Ces derniers « aimeraient porter un masque, participer à l’effort collectif mais ils ont peur car certains documents disent que [le masque] entraîne une hypoxie », c’est-à-dire un déficit d’apport en oxygène.

Ils lèvent aussi des fonds pour une association

« J’ai vu des rapports racontant que des gens ont fait des malaises mortels en portant un masque, déplore le médecin. Je suis quelqu’un qui comprend la science, j’ai accès à un oxymètre donc je peux faire ce qu’il faut pour montrer que ce n’est pas vrai ». Le Britannique estime qu’en courant, compte tenu de son bon état de santé, il a inhalé à travers sa protection un volume dix fois supérieur à celui dont il aurait eu besoin au repos. « Ceux qui ont une maladie respiratoire et qui veulent utiliser un masque peuvent être rassurés, ce n’est pas dangereux », en conclut Tom Lawton.

Le médecin a par ailleurs levé des fonds pour une association de lutte contre la précarité alimentaire. Dans la région de Bradford, « les banques alimentaires disent que la demande a été multipliée au moins par deux […] donc j’ai pensé que ce serait bien de récolter de l’argent », commente celui qui a réuni plus de 2.400 livres (environ 2.635 euros).