Grande-Bretagne : Pour Boris Johnson, les anti-vaccins sont « dingues »

SANTE Le Premier ministre britannique veut élargir la vaccination des Britanniques contre la grippe

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Boris Johnson veut élargir la vaccination contre la grippe.
Le Premier ministre Boris Johnson veut élargir la vaccination contre la grippe. — Jeremy Selwyn/AP/SIPA

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié ce vendredi de « dingues » les opposants aux vaccins, en faisant la promotion du nouveau programme élargi de vaccination contre la grippe au Royaume-Uni.

« Il y a tous ces anti-vaccins maintenant. Ils sont dingues », s’est-il exclamé lors d’une visite dans un centre médial à Londres.

Elargir la vaccination contre la grippe

Son gouvernement conservateur a élargi son programme de vaccination contre la grippe, face aux craintes de voir les services de santé submergés en cas de nouvelle vague de contaminations au coronavirus.

Le vaccin sera désormais gratuit pour les personnes à partir de 50 ans, les groupes plus vulnérables et les jeunes enfants. L’objectif affiché est de vacciner 30 millions de personnes.

Selon une étude scientifique commandée par le gouvernement, une deuxième vague de nouveau coronavirus cet hiver pourrait faire jusqu’à 120.000 morts dans les hôpitaux du Royaume-Uni dans un « scénario du pire raisonnable » sans préparation adéquate.

L’étude préconise de mettre en œuvre une campagne d’information avec des conseils spécifiques pour les personnes fragiles, d’augmenter la capacité de tests et de vacciner personnes à risque et personnels de santé.

Un vaccin contre le Covid-19, seule voie d'un retour à la « normalité »

Avec plus de 45.000 morts, le Royaume-Uni est le pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19. Le port du masque est devenu obligatoire dans les magasins vendredi en Angleterre.

Selon l’ONU, un vaccin est la seule voie possible pour un retour à la « normalité ». Mais selon un récent sondage YouGov, 16 % des Britanniques refuseraient « probablement » ou « certainement » un tel vaccin, surtout parmi ceux qui s’informent via les réseaux sociaux.

Le mouvement anti-vaccin a gagné du terrain ces dernières années, s’appuyant notamment sur des études scientifiques mensongères liant vaccination et autisme.