Colombie: Un accident d’hélicoptère de l’armée fait 9 morts

DRAME AERIEN L’appareil, avec à son bord 17 militaires, participait à une opération contre des dissidents de l’ex-guérilla des Farc

20 Minutes avec AFP

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Un hélicoptère (illustration).
Un hélicoptère (illustration). — Dutch Press Photo/Cover Images/S

Un drame aérien s’est produit en Colombie. L’armée a retrouvé les corps de neuf des 11 militaires portés disparus après la chute d’un hélicoptère mardi. L’appareil participait à une opération contre des dissidents de l’ex-guérilla des Farc dans le sud-est du pays.

L’exécutif évoque un « accident »

L’hélicoptère de type Black Hawk, avec à son bord 17 militaires, s’est écrasé dans un bras de la rivière Inirida, à la limite entre les départements du Guaviare et du Vaupès. Le président Ivan Duque a déploré cet « accident » et confirmé qu’il s’était produit lors d'« opérations contre des illégaux ». L’état-major n’a pour sa part pas précisé si l’hélicoptère avait été abattu ou s’il s’agissait d’un accident.

« La commission de la Division d’attaque aérienne de l’armée nationale se trouve sur les lieux pour initier les investigations nécessaires afin de déterminer les circonstances dans lesquelles sont survenus les faits », a précisé l’état-major. Le commandant des forces armées, le général Luis Fernando Navarro, s’est rendu jusqu’à une base militaire proche afin de diriger les « manœuvres visant à récupérer les disparus ». Le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo, a pour sa part évoqué un « accident aérien », ajoutant que les blessés devaient être « transférés à Bogota pour y être pris en charge médicalement ».

Une région stratégique pour le trafic de drogue

Dans la région de l’Inirida, stratégique pour le trafic de drogue, opère le plus important groupe dissident des Farc, commandé par « Ivan Mordisco » en alliance avec « Gentil Duarte », chef guérillero qui avait réussi à participer aux pourparlers de paix menés de 2012 à 2016 à Cuba. Mais Duarte s’est ensuite écarté du processus de paix et a organisé l’unification des rebelles qui ont rejeté l’accord signé avec le gouvernement de l’ancien président (2010-2018) Juan Manuel Santos, prix Nobel de la paix.

Selon les services de renseignement militaire, la dissidence compte au moins 2.300 membres, qui se financent par le narcotrafic et l’extraction minière illégale. L’accord de paix a permis le désarmement de quelque 7.000 hommes et femmes parmi les 13.000 membres inscrits dans ce qui est devenu le parti Force alternative révolutionnaire commune (Farc).