Equateur: L’ex-président Rafael Correa voit sa peine de prison confirmée

CORRUPTION Au total 18 personnes, dont d’anciens ministres, ont été condamnées pour la mise en place d’un vaste réseau d’escroquerie pendant le mandat de l’ancien chef de l’Etat

20 Minutes avec AFP

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L'ancien président de l'Equateur, Rafael Correa, le 9 octobre 2019 à Bruxelles.
L'ancien président de l'Equateur, Rafael Correa, le 9 octobre 2019 à Bruxelles. — AFP

Cette décision ne va sûrement pas lui donner envie de quitter la Belgique où il est réfugié. La justice équatorienne a indiqué lundi avoir confirmé en appel la condamnation à huit ans de prison prononcée à l’encontre de l’ex-président Rafael Correa pour corruption et son inéligibilité pour une période de 25 ans. La Cour nationale de justice a rejeté les recours des 18 personnes condamnées dans le cadre de cette affaire, a précisé le tribunal.

L’ancien vice-président en prison

L’ancien président de gauche a été jugé par contumace pour sa participation à un vaste réseau d’escroquerie pendant son mandat (2007-2017). Ce jugement concerne notamment des faits datant de 2012 à 2016 pour lesquels les autres condamnées sont des ex-ministres, des chefs d’entreprise, une parlementaire et l’ancien vice-président Jorge Glas, qui purge une peine de six ans de prison pour avoir reçu des pots-de-vin de la firme brésilienne de BTP Odebrecht.

« Bien qu’il soit difficile d’y croire, il fallait s’y attendre. Une affaire et un jugement plus ridicules, ça n’existe pas. Ils ne nous abattront pas, mais cela m’est douloureux de penser à tous ces gens innocents qui souffrent parce qu’on a tenté de me faire du mal », a réagi Rafael Correa. L’ancien président se dit en effet innocent et dénonce un complot fomenté par son rival, son ancien vice-président et actuel président, Lenin Moreno.

Le parti de Correa suspendu

L’affaire n’est toutefois pas complètement terminée. Les 18 personnes condamnées ont toujours la possibilité de se pourvoir en cassation. En outre, la veille du verdict, le parti fidèle à Rafael Correa, Fuerza Compromiso Social, avait été suspendu par le Conseil national électoral (CNE) pour irrégularités dans la procédure d’enregistrement, et ne pourra donc pas participer aux élections présidentielle et législatives de 2021.