Coronavirus : Les aéroports de Bavière en Allemagne proposeront des tests de dépistage gratuits

PANDEMIE La Bavière est l’une des régions les plus touchées en Allemagne avec près de 50.000 cas de Covid-19 recensés et plus de 2.600 morts

20 Minutes avec agences

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L'aéroport de Munich, en Allemagne, le 13 octobre 2019.
L'aéroport de Munich, en Allemagne, le 13 octobre 2019. — Gaelle Girbes/SIPA

Les aéroports de Bavière dont celui de Munich, le deuxième plus important d'Allemagne, proposeront sous peu des tests gratuits de dépistage du Covid-19 dans le sens des arrivées. « Je pense que nous devons vraiment nous concentrer sur ces voyageurs de retour de vacances », a affirmé ce dimanche le ministre-président du Land, Markus Söder, à la chaîne ZDF.

Les autorités locales sont ainsi en train de travailler à l’installation des nouveaux centres de tests dans les aéroports locaux, qui devraient être prêts dans les prochains jours. « Tout le monde pourra y être testé gratuitement à n’importe quel moment », a précisé Markus Söder. A noter que le premier aéroport du pays, situé à Francfort, dispose déjà d’un centre de dépistage mais facture les tests à un montant compris entre 59 et 139 euros.

Plus de 2.600 décès en Bavière

Au niveau national, l’Allemagne a été relativement épargnée par la pandémie, avec quelque 200.000 cas et 9.000 morts. Mais la Bavière, située dans le sud-est du pays, a déploré à elle seule près de 50.000 contaminations et plus de 2.600 décès, selon les chiffres de l’Institut Robert-Koch. Le lourd tribut payé par le Land à la pandémie a notamment été attribué à des vacanciers de retour d’Autriche, où le Covid-19 a largement circulé dans plusieurs stations de ski. Un festival de la bière organisé en mars à Mitterteich, dans le nord de la région, pourrait également avoir contribué à diffuser le virus.

Markus Söder a cependant été salué pour sa gestion de la pandémie. Il est désormais la personnalité favorite des Allemands pour succéder à Angela Merkel, dont le mandat expire en 2021. Le patron de la CSU, le parti frère de la CDU de l’actuelle chancelière, s’est jusqu’ici défendu de briguer le poste.