« The Guardian » va supprimer 180 postes en raison du « choc économique » causé par le coronavirus

PRESSE La pandémie a entraîné des « perspectives financières insoutenables », ont indiqué la rédactrice en chef et la directrice de la société éditrice du quotidien britannique

20 Minutes avec agences

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Le quotidien britannique The Guardian a annoncé la suppression de 180 emplois (illustration).
Le quotidien britannique The Guardian a annoncé la suppression de 180 emplois (illustration). — Nicholson/LNP/Shutterst/SIP

Le quotidien britanniqueThe Guardian a annoncé ce mercredi qu’il allait supprimer de nombreux emplois. En cause : le « choc économique » causé par la pandémie de coronavirus. Cette restructuration « pourrait affecter jusqu’à 180 postes – 110 au sein des services commerciaux, publicitaires et marketing et 70 au sein de la rédaction », a précisé le journal de gauche sur son site Internet.

Selon la rédactrice en chef Katharine Viner et Annette Thomas, la directrice générale du Guardian Media Group, société éditrice du quotidien, la pandémie a entraîné des « perspectives financières insoutenables » qui devraient se traduire par un chiffre d’affaires inférieur de plus de 25 millions de livres (27,6 millions d’euros) au budget de l’année.

Plusieurs médias touchés

D’autres médias britanniques se sont engagés dans cette voie. La BBC avait déjà annoncé en janvier supprimer 450 postes dans le cadre de son plan de restructuration, mis en pause ensuite pendant l’épidémie. Elle a confirmé ce plan mercredi et annoncé que 70 postes supplémentaires seraient supprimés, en raison de « la dégradation de sa situation financière ». Ces suppressions d’emplois s’ajoutent aux 600 autres que le groupe audiovisuel public a annoncées début juillet dans ses antennes régionales. Le 7 juillet, le groupe de presse Reach, propriétaire des tabloïds Daily Mirror et Daily Express, a annoncé la suppression de 12 % de ses effectifs, soit environ 550 emplois.

Contrairement à de nombreux concurrents, The Guardian laisse l’intégralité de ses contenus en libre accès sur Internet. « Malgré la pression que le coronavirus a exercée sur notre entreprise, notre modèle unique de relation avec les lecteurs a fait ses preuves », ont estimé Katharine Viner et Annette Thomas, ajoutant que la pandémie ne remettrait pas en cause cette stratégie.