Equateur: Démission du ministre des Affaires étrangères José Valencia

CRISE POLITIQUE A huit mois des élections générales, c’est le troisième départ au sein de l’exécutif en moins d’une semaine

20 Minutes avec AFP

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Un défilé à Quito pour la fête du travail, le 1er mai 2020.
Un défilé à Quito pour la fête du travail, le 1er mai 2020. — Dolores Ochoa/AP/SIPA

L’Equateur est en pleine crise politique. Le ministre des Affaires étrangères José Valencia a démissionné mercredi, devenant la troisième personnalité à quitter le gouvernement du président Lenin Moreno en deux jours. Officiellement, cette démission « découle d’une raison totalement personnelle. J’ai l’impression, la sensation que j’ai déjà accompli le devoir que je devais accomplir à la tête du ministère des Affaires étrangères », a indiqué le ministre.

Démission du vice-président

Mais ce départ intervient au lendemain de l’annonce de ceux du secrétaire général pour la communication Gustavo Isch et du vice-président Otto Sonnenholzner. Ce dernier n’a pas précisé les raisons de sa démission à huit mois des élections générales où certains lui prêtent l’ambition d’être candidat. José Valencia, nommé ministre en juin 2018, a précisé qu’il n’y avait « aucun lien particulier » entre sa démission et celle du vice-président.

Diplomate de carrière ayant notamment été ambassadeur de l’Equateur auprès de l’Organisation des Etats américains, le ministre des Affaires étrangères a indiqué qu’il retournerait dans les services extérieurs sans pour autant préciser à quel endroit. Il a rappelé que parmi les défis auxquels il avait dû faire face en tant que ministre figurait le cas du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, qui s’est réfugié entre 2012 et 2019 à l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter une extradition vers la Suède.

José Valencia a également géré la vague de migrants vénézuéliens fuyant la crise économique et politique dans leur pays. Enfin, il s’est employé à renforcer les relations diplomatiques entre son pays et les Etats-Unis.