Chine : La volaille vivante est en train d’être bannie des marchés

SANTÉ Le pays intensifie les inspections sur les marchés alimentaires de gros et interdit la vente et la consommation d’animaux sauvages

20 Minutes avec agences

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Le marché de Xinfadi a été fermé lundi 15 juin 2020 en raison du coronavirus à Pékin, en Chine.
Le marché de Xinfadi a été fermé lundi 15 juin 2020 en raison du coronavirus à Pékin, en Chine. — Koki Kataoka/AP/SIPA

La Chine s’est engagée ce vendredi à supprimer progressivement l’abattage et la vente de volailles vivantes sur les marchés alimentaires, une mesure saluée par les défenseurs des droits des animaux dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Cette annonce a été faite alors que le pays intensifie les inspections sur les marchés alimentaires de gros et interdit la vente et la consommation d’animaux sauvages.

Un marché qui vendait des animaux vivants dans la ville de Wuhan, dans le centre du pays, est soupçonné d’être le berceau de l’épidémie de Covid-19. Et la récente réapparition du virus à Pékin a été attribuée à un important marché de gros agricole dans la capitale chinoise. « La Chine va restreindre le commerce et l’abattage de volailles vivantes, encourager l’abattage massif de volailles vivantes dans des endroits soumis à certaines conditions et fermer progressivement les marchés de volailles vivantes », a déclaré Chen Xu, fonctionnaire de l’Administration nationale de la régulation des marchés.

Abattues sur place

Les volailles vivantes élevées en cage sont monnaie courante sur les marchés agricoles de gros et sur les marchés de produits frais, dans toute la Chine. Elles sont traditionnellement abattues sur place par les éleveurs, ou les acheteurs peuvent choisir de le faire à la maison, certains pensant que cela permet une fraîcheur maximale.

Les fruits de mer vivants ou les amphibiens sont aussi souvent vendus sur les marchés. Les scientifiques pensent que l’agent pathogène responsable de la pandémie de coronavirus est apparu chez les chauves-souris, avant de se propager à l’homme par l’intermédiaire d’un animal encore inconnu.

« Renforcer la surveillance »

Chen Xu a exhorté les gouvernements locaux à « renforcer la surveillance de la sécurité alimentaire sur les marchés de gros agricoles ». Il a souligné que « plus de 70 % de la viande, de la volaille, des fruits de mer, des fruits et des légumes y sont vendus » dans le pays.

Son annonce a été saluée par les groupes de défense des animaux. « Nous sommes heureux de voir que les marchés de volailles vivantes sont en train de disparaître en Chine », a déclaré Jason Baker, vice-président de PETA Asie, espérant que cette politique allait s’étendre à « tous les marchés d’animaux vivants dans le pays ».