Coronavirus : Une tribu équatorienne relâche des otages contre le corps de son chef

FAITS DIVERS Ce dernier, qui avait contracté le coronavirus, avait été enterré conformément aux directives de santé des autorités, mais la dépouille a finalement été exhumée et rendue

20 Minutes avec agences

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Le drapeau équatorien
Le drapeau équatorien — RODRIGO BUENDIA AFP

Les membres d’une tribu amazonienne en Equateur ont relâché six personnes qu’ils avaient enlevées pour exiger le retour de la dépouille de leur chef, décédé en raison du coronavirus, a indiqué le gouvernement ce samedi. Deux policiers, deux soldats et deux civils avaient été enlevés par ces indigènes, ce jeudi, dans le village de Kumay, près de la frontière péruvienne.

Le chef de leur tribu, décédé après avoir été infecté par le Covid-19, avait été enterré conformément aux directives de santé des autorités, mais la dépouille a finalement été exhumée et rendue à la tribu. La ministre de l’Intérieur Maria Paula Romo a déclaré sur Twitter que les « citoyens libérés » avaient été soumis à des examens médicaux après avoir été détenus dans la province de Pastaza, dans la jungle amazonienne, au sud-est de l’Equateur.

Près de 600 personnes

« La foule qui détenait les personnes enlevées était estimée à environ 600 personnes », a ajouté la ministre, précisant que les négociations pour libérer les otages avaient été dirigées par le chef de la police, le général Patricio Carrillo. Les forces de l’ordre ont précisé pour leur part, ce samedi, qu’une équipe spéciale avait mené l’opération « d’exhumation et d’identification » du corps du chef tribal.

Ce dernier avait été transporté par les autorités à Kumay. Avec plus de 61.000 cas de contaminations, dont environ 4.800 morts, l’Equateur (17,5 millions d’habitants) est un des pays les plus touchés par la pandémie en Amérique latine.