Nouvelle nuit d'émeutes en Grèce, 86 interpellations à Athènes

GRECE Peu après les rassemblements silencieux en hommage au jeune de 15 ans, les affrontements ont repris...

Avec agence

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Une rue d'Athènes pendant une nouvelle nuit d'émeutes, Grèce, le 8 décembre 2008.
Une rue d'Athènes pendant une nouvelle nuit d'émeutes, Grèce, le 8 décembre 2008. — A. TZOTZINIS / AFP

Après une semaine de manifestations violentes provoquées par la mort d'un jeune abattu par la police le 6 décembre à Athènes, des échauffourées ont encore eu lieu entre jeunes et policiers dans la nuit de samedi à dimanche à Athènes et à Salonique, où la tension demeure. On fait le point.

Les affrontements ont débuté dans la capitale tard samedi soir lorsqu'une centaine de jeunes portant des cagoules et des foulards ont lancé des cocktails Molotov contre un poste de police du quartier athénien d'Exarchia, où Alexis Grigoropoulos a été tué.

Jusqu'à 2h30 du matin


Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes, qu'ils ont poursuivis dans les rues avoisinantes. Les heurts se sont poursuivis jusqu'à 02h30 du matin entre des dizaines de jeunes et les policiers près de l'école Polytechnique occupée depuis la mort de l'adolescent.

Répétant des scènes quasi-quotidiennes depuis le 6 décembre, les jeunes lançaient des cocktails Molotov, mettaient le feux à des poubelles et érigeaient de petites barricades vite démantelées par les policiers.

Par ailleurs, des inconnus ont jeté dans la nuit des cocktails Molotov contre une succursale de la banque grecque Eurobank, dans le quartier de Panormou, provoquant des dégâts à l'entrée de l'agence et à un distributeur de billets. Deux voitures de luxe ont aussi été incendiées.

86 interpellations à Athènes

Des inconnus avaient déjà lancé des cocktails Molotov samedi soir contre deux agences bancaires et un bureau du ministère de l'Environnement et des Travaux publics dans le quartier de Patission, provoquant des dégâts matériels. Selon la police, 86 interpellations ont été effectuées à Athènes pendant la journée de samedi et dans la nuit.

A Salonique, deuxième ville du pays, dans le nord, une centaine de jeunes ont brisé les vitres d'un gymnase avant de se réfugier dans les locaux de l'Université. Peu avant ces incidents, des rassemblements silencieux de jeunes tenant des cierges allumés s'étaient tenus dans les deux villes pour honorer la mémoire du jeune homme, mort à l'âge de 15 ans.