Etats-Unis : Une mère en télétravail affirme avoir été licenciée car ses enfants faisaient trop de bruit

COUP DE GUEULE Cette Californienne mère de deux enfants en bas âge accuse son ancien employeur de « licenciement abusif » et « discrimination basée sur le genre »

20 Minutes avec agence

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Une personne en télétravail durant le confinement (illustration).
Une personne en télétravail durant le confinement (illustration). — RAPHAEL BLOCH

Drisana Rios, une Californienne mère de deux enfants, attaque son ancien employeur en justice après avoir perdu son emploi. Elle affirme avoir été licenciée parce que ses enfants faisaient trop de bruit lorsqu’elle télétravaillait.

Elle accuse ainsi l’assureur HUB International de « licenciement abusif » et « discrimination basée sur le genre », rapporte ABC News. La plaignante a raconté sur Instagram comment elle avait été remerciée.

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| 28 days ago I finally had enough of the 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 that my boss was giving me for him not being okay with hearing my kids in the background on calls.|😭😡😖💔 . He wanted me to figure out a way to keep the kids quiet 😣. I went to Human Resources with proof of what was going for the last 3 months and 7 days later AFTER that 𝗜 𝗴𝗼𝘁 𝗳𝗶𝗿𝗲𝗱!!!! 😭 They told me that I should be happy that the outcome to my career there could have been worse. I’m crying as I type this...😭 I was told I had a bright future. That I was doing very well in my position! 💔💔💔😭💔😭 . The last 3 months I have worked around the clock from home while watching my two toddlers😭. I have met all the deadlines they have asked me for, even the unrealistic ones. The situation that I had endured the last 3 months is beyond stressful😭. How does a company that says that they understand and will work around the schedule of parents do the complete opposite with their actions? 😭 I’m devastated. I have poured hours, tears, sweats, delayed giving my child a snack when he wanted one because my boss needed me to do something right away. And what did I get in return? 𝗙𝗜𝗥𝗘𝗗!!! 😭😭😭😭😭 😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭 . They can keep the 𝗵𝘂𝘀𝗵 money they offered to not bring this up🚫🛑✋! No working mother should be discriminated against , especially during these times for not being able to keep my 𝟭 𝘆𝗲𝗮𝗿 𝗼𝗹𝗱 𝗾𝘂𝗶𝗲𝘁 for a business call 😡For not being able to turn something around in 5 minutes when my baby wants a snack😡. We are in tough times right now. This situation would have been temporary. None of my clients had issues with my kids in the background. 𝗜'𝗺 𝗴𝗼𝗶𝗻𝗴 𝘁𝗼 𝗳𝗶𝗴𝗵𝘁 𝗳𝗼𝗿 𝗲𝘃𝗲𝗿𝘆 𝗺𝗼𝗺 𝘁𝗵𝗮𝘁 𝗵𝗮𝘀 𝗴𝗼𝗻𝗲 𝘁𝗵𝗿𝗼𝘂𝗴𝗵 𝘁𝗵𝗶𝘀 ! 𝗜𝘁'𝘀 𝗻𝗼𝘁 𝗼𝗸𝗮𝘆!!!💪. IT’S NOT OKAY to have to feel that your boss is making you pick your work over your kids during these times!!!𝗜𝘁'𝘀 𝗡𝗢𝗧 𝗢𝗞𝗔𝗬!!! #justice

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Licenciée sept jours après s’être plainte

« Il y a 28 jours, j’en ai finalement eu assez de la discrimination dont je faisais l’objet de la part de mon patron parce qu’il n’acceptait pas d’entendre mes enfants en fond sonore pendant nos appels, a-t-elle écrit le 24 juin. […] J’ai fourni aux ressources humaines les preuves de ce qui se passait depuis trois mois. Sept jours plus tard, j’ai été virée ! » Sur le réseau social, Drisana Rios insiste sur les efforts fournis pendant la période où elle travaillait depuis chez elle à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus.

L’Américaine a continué à travailler, parfois jusqu’à tard le soir, tout en s’occupant de ses enfants âgés de 4 et 1 an qu’elle ne pouvait pas faire garder. « J’ai toujours terminé dans les délais impartis, même quand ces derniers n’étaient pas raisonnablement tenables, raconte Drisana Rios. Les conditions que j’ai endurées ces trois derniers mois sont plus que stressantes ».

« Je vais me battre pour toutes les mères qui ont vécu ça »

Elle affirme avoir refusé de l’argent en échange de son silence. « Je vais me battre pour toutes les mères qui ont vécu ça ! C’est inacceptable !, dénonce la Californienne. Ce n’est pas acceptable de sentir que votre patron vous oblige à préférer votre travail à vos enfants dans la période que nous traversons. »

HUB International a indiqué à ABC News ne pas vouloir s’exprimer sur une procédure judiciaire en cours. L’entreprise s’est cependant félicitée d’avoir réussi à faire passer en télétravail 90 % de ses plus de 12.000 employés.