Coronavirus : Le Covid bat des records aux Etats-Unis, Trump s’envole pour le Mont Rushmore

PANDEMIE Le président américain minimise la hausse des infections et assistera vendredi à un feu d'artifice, à la veille de la fête nationale américaine, où 7.000 personnes sont attendues

20 Minutes avec AFP

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Le Mont Rushmore, avec les visages de Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln, dans le Dakota du Sud, le 2 juillet 2020.
Le Mont Rushmore, avec les visages de Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln, dans le Dakota du Sud, le 2 juillet 2020. — SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Deux salles, deux ambiances. Sous le feu des critiques pour son silence sur les chiffres alarmants du Covid-19 aux Etats-Unis, Donald Trump se rend vendredi au Mont Rushmore pour une soirée de feux d’artifice qu’il espère être un moment d’unité dans un pays qu’il peine à rassembler. A la veille de la fête nationale du 4 juillet, le président républicain s’exprimera sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs – George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln – dont les têtes monumentales ont été taillées dans le granite dans cet imposant mémorial.

Le milliardaire républicain, qui fait mine depuis plusieurs jours d’ignorer le spectaculaire rebond de l’épidémie qui assombrit l’été des Américains, ne cache pas son enthousiasme pour cet événement pour lequel quelque 7.500 personnes sont attendues. « Cela va être une soirée extraordinaire, avec des feux d’artifice comme peu de gens en ont vu », a-t-il prédit jeudi. « Cela va être magnifique ! ».

53.000 nouveaux cas en 24h

Evoquera-t-il la résurgence de cas de Covid-19 dans le sud et l’ouest qui « met tout le pays en danger » selon les termes d’Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses ? Portera-t-il enfin un masque en public pour donner l’exemple comme le réclament nombre d’élus et de personnalités, y compris dans son propre camp ?

En très mauvaise posture dans les sondages à quatre mois jour pour jour de l’élection présidentielle, le milliardaire républicain s’en tient pour l’heure à un seul message, inchangé : la crise du coronavirus est « gérée », l’économie américaine repart « plus fort et plus vite » que prévu et l’année 2021 sera « historique ».

Pourtant, dans un contraste saisissant avec l’Europe, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux Etats-Unis. Au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont ainsi été recensées jeudi en 24 heures, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence, un niveau record depuis le début de la pandémie. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays et 128.677 le nombre de décès enregistrés depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le Texas impose le masque

Nombre d’Etats ont mis le déconfinement sur pause, voire fait machine arrière, refermant à la hâte bars et plages. Le gouverneur républicain du Texas a annoncé que le port du masque serait désormais obligatoire dans les lieux publics.

Le locataire de la Maison Blanche peut s’attendre à un accueil chaleureux dans le Dakota du Sud, Etat peu peuplé qu’il a remporté en 2016 avec plus de 60 % des voix. Et la gouverneure républicaine Kristi Noem n’entend pas gâcher la fête. « Nous avons dit à ceux qui sont inquiets qu’ils peuvent rester chez eux », a-t-elle expliqué sur Fox News. « Pour ceux qui veulent se joindre à nous, nous distribuerons des masques gratuits, s’ils décident d’en porter un. Mais il n’y aura pas de distanciation sociale ».