Le risque d’une nouvelle pandémie de grippe porcine minimisé par la Chine

SANTE Cette souche qui descend du H1N1, et présente un risque de pandémie mondiale, a été découverte par des chercheurs en Chine

20 Minutes avec AFP

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Des porcs dans une porcherie (Ilustration).
Des porcs dans une porcherie (Ilustration). — Caro / Schwarz /SIPA

La découverte en Chine d’une souche de virus de grippe porcine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie a semé un vent de panique alors que celle du coronavirus est loin d’être terminée.

L’Empire du milieu, où a été détecté le premier cas de Covid-19, s’est pourtant voulu rassurant mercredi. Un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a ainsi minimisé le danger, assurant mercredi que son pays continuerait « à surveiller la maladie, donner l’alerte et à la traiter en temps opportun ».

Selon une étude parue lundi dans la revue scientifique américaine PNAS, les scientifiques ont découvert une souche de virus de grippe porcine qui « possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour contaminer les humains ». Appelés G4, ces virus descendent génétiquement de la souche H1N1, à l’origine d’une précédente pandémie en 2009.

Ouvriers de porcherie infectés

Les chercheurs ont réalisé, entre 2011 et 2018, 30.000 prélèvements nasaux sur des porcs dans les abattoirs de dix provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire.

Cette opération a permis d’isoler 179 virus de grippe porcine. Et selon leur étude, 10,4 % des personnes au contact des porcs étaient infectées. Les virus G4 seraient déjà passés chez l’homme, mais sans avoir de preuves qu’ils puissent se transmettre d’humain à humain.

« Les experts ont conclu que la taille de l’échantillon cité dans le rapport est petite et non représentative », a jugé de son côté le porte-parole de la diplomatie chinoise.