Brexit : Merkel demande à l’UE de se préparer à un « no deal » avec le Royaume-Uni

LA POSSIBILITE D'UNE ILE Comme un air de déjà-vu avant cinq semaines de négociations entre Londres et Bruxelles

20 Minutes avec AFP

— 

Angela Merkel est la chancelière allemande depuis quinze ans.
Angela Merkel est la chancelière allemande depuis quinze ans. — Michael Sohn/AP/SIPA

Toutes les éventualités sont sur la table. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé mercredi l’Union européenne à se préparer à un éventuel no deal sur le Brexit dans les négociations en cours sur la future relation commerciale avec le Royaume-Uni. « Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l’UE, devons et devrions nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu », a déclaré devant la chambre des députés allemands Angela Merkel, au premier jour de la présidence par l’Allemagne de l’Union européenne.

Le Royaume-Uni et l’Union européenne se sont lancés lundi dans cinq semaines d’intenses tractations sur leur relation post-Brexit, avec la volonté commune d’avancer enfin pour éviter un no deal potentiellement désastreux en fin d’année. Le Royaume-Uni, qui a quitté l’UE le 31 janvier, continue d’appliquer les règles européennes jusqu’au 31 décembre. Si aucun accord n’était négocié d’ici là, les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s’appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires.

Le Royaume-Uni devra « assumer les conséquences » d’une relation économique moins forte avec l’UE à l’issue du processus du Brexit, avait mis en garde dès samedi Angela Merkel dans plusieurs journaux européens. « Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l’Europe en matière d’environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité », avait-elle notamment prévenu.