Royaume-Uni : EasyJet visée par une plainte collective après une cyberattaque

JUSTICE Elle regroupe aujourd’hui plus de 10.000 clients s’estimant lésés

C.C. avec AFP

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Un avion de la compagnie EasyJet à Lyon.
Un avion de la compagnie EasyJet à Lyon. — XAVIER VILA/SIPA

La compagnie EasyJet est visée par une plainte en nom collectif au Royaume-Uni qui rassemble pour l’instant 10.000 clients s’estimant lésés par une cyberattaque qui a affecté récemment la compagnie aérienne, a annoncé mercredi le cabinet d’avocats PGMBM. Il s’agit d’une des actions de groupe les plus importantes au Royaume-Uni pour ce qui concerne la protection des données.

La plainte a été déposée en mai devant la haute cour de Londres et le cabinet d’avocats tente désormais de convaincre un maximum de clients de se joindre à cette action en justice. EasyJet doit répondre à la plainte d’ici à fin juillet et par la suite le tribunal devra valider ou débouter la procédure. Les 10.000 personnes qui ont déjà rejoint l’action de groupe proviennent de 50 pays, précise PGMBM.

Un dédommagement de 2.000 livres par voyageur ?

Le cabinet se réfère à la loi européenne sur la protection des données et estime que les clients lésés ont le droit à un dédommagement de 2.000 livres chacun. EasyJet avait révélé mi-mai avoir été victime en début d’année d’une cyberattaque « très sophistiquée » qui a permis aux pirates informatiques d’accéder aux données personnelles d’environ 9 millions de clients. Les pirates ont obtenu des adresses e-mails et des détails de voyage, et, dans un très faible nombre de cas, les données des cartes de crédit.

Dans une déclaration, un porte-parole de la compagnie confirme être au courant de cette plainte et estime que d’autres cabinets font de même. « Ce n’est pas inédit et ce n’est pas parce que ces cabinets se mettent en avant que leurs arguments sont solides », souligne-t-il.

EasyJet insiste sur le fait que les pirates n’ont pas eu accès aux passeports ou aux adresses personnelles, et que rien ne suggère que les données qui ont été obtenues aient été utilisées à des fins illégitimes. Cette affaire tombe mal pour la compagnie aérienne qui reprend progressivement ses vols après avoir été touchée de plein fouet par la crise sanitaire.