Islande : Importante activité sismique et volcanique

VOLCAN Ah, l’Islande, ses paysages sauvages, ses aurores boréales, ses eaux glacées et ses volcans prêts à tout faire péter à tout moment

J.-L.D. avec AFP

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Grímsvötn, volcan islandais prêt à émerger.
Grímsvötn, volcan islandais prêt à émerger. — AP/SIPA

Les volcans aussi se déconfinent en Islande, et ça risque de faire plus de bruit que votre voisin pianiste tout content d’avoir enfin pu acheter de nouvelles partitions le 11 mai. Le volcan Grímsvötn, le plus actif de l’île boréale, se prépare pour sa prochaine éruption, la première depuis 2011, ont fait savoir les autorités. Des taux de dioxyde de soufre particulièrement élevés ont été enregistrés, indiquant la présence du magma à faible profondeur.

Si l'éruption du volcan Eyjafjöll en 2010 avait provoqué la formation d’un immense nuage de fumée et semé le chaos dans le ciel européen pendant un mois, avec plus de 100.000 vols annulés et huit millions de passagers bloqués, les risques, cette fois, sont jugés plus faibles.

Un réveil assez brutal quand même

Mais le réveil du Grímsvötn en 2011 avait tout de même entraîné l’annulation de quelque 900 vols, les cendres ayant atteint le Royaume-Uni et les abords du continent européen. Volcan subglaciaire, son éruption déclenche aussi des inondations liées à la fonte des glaces qui le recouvrent.

Sur la côte nord cette fois, trois séismes d’une magnitude supérieure à 5 sur l’échelle de magnitude du moment ont été enregistrés ces derniers jours. L’un d’eux a été ressenti jusqu’à Reykjavík, la capitale, située à 265 km.

Vous reprendrez bien un peu de volcan ?

Selon l’Institut météorologique d’Islande, l’épicentre de cet « essaim » sismique, qui devrait se poursuivre au cours des prochains jours, se trouve à 20 km au large de Siglufjördur, petit village de quelque 1.200 âmes sur la côte nord islandaise. Et à quelques dizaines de kilomètres d’Akureyri, deuxième ville d’Islande avec près de 20.000 habitants.

Aucun blessé ni aucun dégât majeur n'est pour l’instant à déplorer – seuls des glissements de terrain et des chutes de pierres ont été observés près de l’épicentre. La région est régulièrement secouée par des séismes : située sur la zone de fracture de Tjörnes, cette faille géologiquement active est composée d’une série de zones tectoniques et volcaniques en mouvement.

Ces événements interviennent alors qu’une partie du pays était déjà sous surveillance : depuis janvier, une série de tremblements de terre secoue les alentours de Grindavik, non loin des eaux fumantes du touristique « Lagon bleu » dans la péninsule de Reykjanes (sud-ouest).