Brésil : Une nouvelle manifestation anti-Bolsonaro a eu lieu à Sao Paulo

PROTESTATION Ce rassemblement prônait la « défense de la démocratie », selon eux menacée par le président d’extrême droite

20 Minutes avec agence

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Manifestation contre Jair Bolosonaro le 14 juin 2020
Manifestation contre Jair Bolosonaro le 14 juin 2020 — SEBASTIAO MOREIRA/EFE/SIPA

Plusieurs centaines de personnes sont descendues dans la rue dimanche à Sao Paulo, au Brésil, pour une manifestation « en défense de la démocratie », menacée contre eux par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Derrière une grande banderole rouge avec la mention « Dehors Bolsonaro », les manifestants se sont rassemblées sur l’Avenue Paulista, artère emblématique de la plus grande mégalopole d’Amérique Latine.

Ils étaient au moins moitié moins nombreux que lors du cortège organisé il y a une semaine au Largo da Batata, une place du centre-ville. Comme dimanche dernier, de nombreux supporteurs de clubs rivaux de football étaient présents, ainsi que des membres de mouvements antiracistes, mobilisés comme d’autres dans le monde entier après la mort de George Floyd aux Etats-Unis.

Manifestations presque tous les dimanches

La plupart des manifestants portaient des masques de protection et du gel hydroalcoolique était régulièrement distribué, alors que le Brésil est un des principaux foyers de Covid-19 dans le monde, occupant la deuxième position au nombre des décès (42.720) et des contaminations (850.514), derrière les Etats-Unis. Au même moment, près de la mairie de Sao Paulo, une trentaine de militants pro-Bolsonaro étaient rassemblés.

À Brasilia, le gouverneur Ibaneis Rocha a décidé samedi soir de boucler l’emblématique Esplanade des ministères, où des manifestations pro-Bolsonaro avaient lieu presque tous les dimanches depuis le début de la pandémie, certaines d’entre elles en présence du président. Le gouverneur a pris cette décision pour éviter tout « rassemblement contraire aux mesures de prévention contre le coronavirus », mais aussi en raison du « caractère anticonstitutionnel » de pancartes et de mots d’ordre de manifestants « menaçant » des autres pouvoirs, notamment le Congrès et la Cour suprêmes.