La violence contamine la Grèce

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Une nouvelle vague de violences urbaines a touché Athènes et plusieurs autres villes grecques hier lors de manifestations d'étudiants et de lycéens contre la police, selon l'AFP. Dans un message à la Nation, le Premier ministre, Costas Caramanlis, s'est engagé à ce que l'Etat mette fin aux violences urbaines, déclenchées par la mort samedi soir d'un adolescent de 15 ans. Celui-ci a été tué par balles par un policier, arrêté depuis pour « homicide volontaire ». Caramanlis a dénoncé « les éléments extrémistes qui ont exploité le drame (...) ».

Trois voitures ont été incendiées par un groupe d'une dizaine de jeunes hier à Athènes. Ils ont ensuite attaqué un bureau abritant l'Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères.

Les forces antiémeutes ont chargé sur environ trois cents jeunes manifestants réunis hier soir sur la place centrale de la capitale pour une nouvelle manifestation.

A Salonique (Nord), la deuxième ville de Grèce, trois cents étudiants et lycéens ont détruit hier matin des voitures et des vitrines de magasins. Des commerces ont été pillés dans la soirée. Un policier a été blessé, mais sa vie n'est pas en danger. Trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés à Trikala (Centre), lors d'incidents en marge d'une manifestation d'un millier de lycéens. Une cinquantaine de jeunes ont caillassé le commissariat central.

Des incidents entre forces de l'ordre et lycéens se sont aussi produits à Rhodes, dans l'est de la Grèce.

Selon l'agence de presse grecque ANA, d'autres mobilisations étaient en cours dans la plupart des grandes villes du pays, à La Canée (Crète), Lesvos (Est), en Macédoine (Nord), en Thrace (Nord-Est), en Thessalie (Centre)et sur les grandes îles de la mer Egée.

Les manifestations se sont étendues à Londres, devant l'ambassade de Grèce. Trois manifestants, sur une quarantaine de personnes, ont été arrêtés par la police.